Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
L'orgue. Ses éléments, son histoire, son esthétique
Person:
Cellier, Alexandre Bachelin
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit39818/141/
CHAPITRE VI 
L’orgue de chœur au XIX' siècle. 
ADRIEN DE La Fage écrit : « Le premier orgue construit par M. Abbey en son propre 
nom à Paris fut l’orgue d’accompagnement de Saint-Étienne-du-Mont, depuis 
transféré à Saint-Roch. C est aussi le premier, dans la Capitale, qui eut cette desti¬ 
nation. Il avait été établi sur la demande de l’auteur de ce Rapport, alors maître de cha¬ 
pelle de Saint-Étienne, où il a, en 1829, introduit l’usage, aujourd hui général, d accom¬ 
pagner, au moyen de 1 orgue, le plain-chant et la musique qui s exécutent au chœur. 
M. Olivier, alors curé de Saint-Étienne, et, depuis, évêque d Evreux, favorisa de tout 
son pouvoir cette heureuse innovation dont bien peu de personnes étaient alors à même 
d’apprécier la bienfaisante influence. » Heureuse innovation, La Fage en parlait à son 
aise. Ce ne fut point l’avis universel. A propos du serpent peu à peu éliminé des églises, 
d’Ortigue écrit que l’orgue d’accompagnement, « sous d autres rapports, a été pour le 
moins aussi nuisible au chant grégorien ». Mais que pouvait-on faire au commencement 
du XIXe siècle? . . 
Jusqu’à la Révolution il y eut en France 450 maîtrises qui comptaient 10 UUU execu¬ 
tants, dont 5 000 enfants. Même des petites villes avaient la leur, comme Carpentras. 
Il y en avait 15 grandes aux cathédrales d’Amiens, Angers, Cambrai, Chartres, Dijon, 
Langres, Paris, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse, Tournai, à la Sainte-Chapelle 
de Dijon, à celle de Paris, à la collégiale Saint-Martin de Tours. Maîtres de musique, 
instrumentistes, chanteurs, ne furent pas tous victimes de la Révolution : plusieurs 
même s’y rallièrent et reprirent ensuite leurs fonctions. Beaucoup d autres la traversèrent 
sans encombre et ne perdirent pas leur acquis musical, mais les fonds nécessaires étaient 
supprimés ou trop réduits. Le calme revenu, les églises sont en piteux état, les Chapitres, 
pauvres. A Cambrai, à Rouen, qui eurent de grandes maîtrises, on voit en 1804 six enfants, 
en 1803 six chantres et deux serpents. Cependant, elles se relevèrent, mais, après avoir 
retrouvé un semblant de vie sous la Restauration, elles déclinent sous le Gouvernement 
de Juillet, se relèvent un peu avec le second Empire pour décliner, cette fois de façon défi¬ 
nitive, sous la troisième République. Les subventions de 1 État et des conseils généraux 
sont peu à peu diminuées, enfin supprimées. Les Conservatoires de Pans et de province, 
l’école Niedermeyer, les Écoles nationales de musique, la Schola, leur enlèvent leurs 
sujets les mieux doués. La centralisation a fait sentir ses effets en musique comme en 
beaucoup d’autres sphères de l’activité humaine, du moins en France.
        

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