Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
L'orgue ancien et moderne. Traité historique, théorique et pratique de l'orgue et de son jeu
Person:
Couwenbergh, Hilaire Victor
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit39816/88/
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minutieuse précision d’ajustage. Ensuite il ne diminuait pas la dureté 
des claviers provenant de leur accouplement. 
Barker continua donc ses recherches et par une ingénieuse appli¬ 
cation du principe de la detente des gaz, il parvint enfin à trouver 
un agent assez puissant pour vaincre les résistances et de l’air com¬ 
primé du sommier et des parties multiples de l’abrégé. Sur le trajet 
de la touche à la soupape et au point même de sa jonction avec les 
pièces de 1 abrégé, il plaça un compensateur de la force excédante et 
un petit soufflet de quelques centimètres carrés, muni de deux soupapes 
à effet contiaiie, cest-à-dire, à charge et à décharge entraînant dans le 
gonflement et le dégonflement successifs tout le poids de l’abrégé et la 
soupape du sommier. Il inventa aussi un moteur électrique pour la 
traction des claviers dont nous parlerons plus loin. 
Après l’invention du levier pneumatique, Barker quitta sa patrie, 
et vint se fixer à Paris où il trouva en M. A. Cavaillé la protection 
et l’appui qu’on lui refusait dans son pays natal. 
La Machine Barker consiste, comme on sait, en une série de petits 
soufflets en nombre égal à celui des touches du clavier, chaque soufflet 
est muni de deux soupapes, dont l’une reçoit le vent et l’autre le fait 
échapper. Le soufflet, en se gonflant, soulève à lui seul tout le poids de 
I abrégé et fait ainsi disparaître la dureté des claviers qui s’opposait à 
la liberté du jeu et exigeait une grande force musculaire dans les doigts 
de 1 organiste afin de mettre en mouvement tout le système de vergettes 
et de rouleaux qui fait communiquer la touche avec la soupape du 
sommier. Avec le leviei Baiker, le plus léger effort suffit pour donner 
du mouvement à tout ce mécanisme, puisque le doigt n’a qu’à ouvrir 
une toute petite soupape alimentane placée dans le soufflet moteur. 
M. Cavaillé-Coll était homme à comprendre toute l’importance de 
cette invention, aussi sut-il en tirer de précieux avantages qui lui per- 
mirent de peifectionner à un si haut point le mécanisme de l’orgue. 
II modifia le leviei pneumatique en remplaçant les soupapes ordinaires 
par un système à pistons. Ce fut encore lui qui eut le premier l’idée 
d’appliquer le levier pneumatique au tirage des registres, au moyen 
d’un procédé analogue à celui des claviers. 
On sait que les registres des grandes orgues consistent en de lon¬ 
gues règles de bois glissant à frottement entre la table du sommier et
        

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