Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
L'orgue ancien et moderne. Traité historique, théorique et pratique de l'orgue et de son jeu
Person:
Couwenbergh, Hilaire Victor
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit39816/345/
296 
nation ou d’harmonisation, c’est alors qu’il devient indispensable de pos¬ 
séder une certaine dose de capacité individuelle, et d’être artiste dans 
le vrai sens du mot. 
Comme nous l’avons déjà fait remarquer, dès qu’il s’agit d’adopter 
des lappoits différents dans le but d obtenir une plus grande variété de 
sons, il faut toujours distinguer les jeux du principal et ceux qui forment 
le fond de l’orgue des jeux du récit et du solo. « Pour les jeux du 
giand orgue et du positif, conclut M. Hamel, on doit éviter les rapports 
différents dans 1 accroissement ou le décroissement des divers jeux. Mais 
pour le récit qui est spécialement destiné à imiter des instruments d’or¬ 
chestre et à chanter isolément, il ne doit pas en être de même. En 
examinant la structure de ces instruments on voit : i° que les longueurs 
des corps vibrants peuvent bien varier, mais que les grosseurs en sont 
toujours les mêmes dans les divers degrés d’élévation du son, et qu’elles 
sont même, dans certains cas, plus fortes pour produire les sons aigus 
que pour les sons graves ; ce qui arrive quand les jeux sont plus larges 
à leur, embouchure quà leur extrémité opposée, comme dans la flûte 
traversière; 20 qu’il faut employer un courant d’air dont la force aug¬ 
mente progressivement à mesure que les sons s’élèvent; 3° que l’on 
n obtient les sons aigus qu’en divisant la colonne d’air pour la faire 
octavier; 40 que par conséquent les sons aigus ont généralement plus 
d intensité que les sons graves d’un même instrument. D’où il suit que 
poui donner aux jeux de 1 orgue plus de similitude avec les instruments 
qu’ils doivent imiter, il convient d’établir pour eux des diapasons par¬ 
ticuliers et différents degrés de pression dans la soufflerie. » 
S 2. DIAPASONS DES JEUX DANCHES. 
On sait que la production du son dans les tuyaux à languettes 
constitue un phénomène, dont le principal agent est l’air successivement 
condense et raréfié par les vibrations de la languette. L’air ainsi pério¬ 
diquement émis et intercepté, éprouve de son côté un mouvement 
vibratoiie et produit le son. La longueur et l’épaisseur de la languette 
déterminent le ton. La force du son qui est en rapport direct avec la 
densité du courant d’air, augmente encore à mesure que la languette 
acquiert de plus grandes dimensions. Le tuyau étant superposé à l’anche, 
un autre phénomène se présente. Le son d’abord maigre, sans caractère
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.