Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
L'orgue ancien et moderne. Traité historique, théorique et pratique de l'orgue et de son jeu
Person:
Couwenbergh, Hilaire Victor
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit39816/223/
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Parmi les immenses progrès des arts et des sciences au XIXe siècle, 
la facture des orgues a recueilli une bonne part. Un grand nombre 
d’entre eux ont été mentionnés dans la première partie de cet ouvrage 
mais sous un point de vue purement historique. Il nous reste donc 
une partie notable de notre tâche à remplir, en faisant connaître l’orgue 
et les perfectionnements modernes de son mécanisme et de ses jeux, dans 
un but unique et principal d’utilité pratique. 
Afin de procéder avec ordre et méthode nous envisagerons l'instru 
ment d abord tel qu’il se présente à nous sous un premier aspect, et 
tel ensuite qu il se dessine à nos yeux après un examen plus attentif 
et plus détaillé. La première chose qui fascine en quelque sorte le regard 
du spectateur, dès qu’il se rencontre avec un grand orgue d’église, c’est 
le buffet, qui avec son brillant déploiement de tuyaux polis, a quelque 
chose d imposant et nest toutefois que l’enveloppe, fort belle assurément, 
de l’instrument proprement dit. A mesure qu'il s’approche de plus près, il 
remarque les claviers, les registres, les pédales d’accouplements, etc. A peu 
de distance du corps de l’orgue, il voit le mécanisme de la soufflerie, une 
partie des porte-vents. Telles sont d’ordinaires les parties apparentes de 
l’orgue. L’amateur, veut-il se familiariser davantage avec les dispositions 
secrètes de l’instrument, son regard attentif en pénétrant dans le massif 
même, sera tout d abord comme égaré dans cette espèce de dédale mé¬ 
canique, de pièces qui se tiennent, s’entrecroisent et transmettent le 
mouvement des claviers et des registres d’un bout à l’autre, de la base 
au sommet de l’instrument. Ce mécanisme s’appelle l'abrégé et occupe 
d’ordinaire la majeure partie du bas-étage et de la console. Plus haut, 
il entrevoit les rangées de tuyaux de toute grandeur, de toutes formes. 
Ces tuyaux reposent sur une caisse qu’on nomme le sommier. Celui ci, 
hermétiquement fermé, reçoit le vent des soufflets par des conduits ou 
porte-vents, et est composé des parties suivantes : la laye ou caisse du 
vent, renfermant les soupapes avec leurs ressorts et boursettes, reliées au 
clavier par 1 intermédiaire des abrégés. Derrière la laye plus au fond 
de la caisse du sommier, sont les canaux du vent ou gravures, pratiqués 
en profondeur du sommier et recouverts d’une double série de planches, 
dont la supérieure forme la chape et soutient les tuyaux. Sur un des 
côtés du sommier on voit ressortir de quelques centimètres les plan¬ 
chettes qu on nomme les registres. Ce sont des règles en bois, en Ion-
        

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