Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Travail et Plaisir. Nouvelles études expérimentales de psycho-mécanique
Person:
Féré, Charles
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit39804/358/
LES OSCILLATIONS HL LA FATIGUE ET L'IVRESSE MOTRICE 
35o 
ves)1, des épileptiques2, des hystériques, pendant l’ictère3, et quelquefois 
chez des sujets normaux. 
L’ensemble de ces phénomènes ne peut être du qu'à une excitation 
cérébrale généralisée; il ne s’explique pas, même en dehors de l’état 
mental qui l’accompagne, ni par une soi-disant économie d’énergie d’un 
sujet qui n’aurait pas fait des efforts suffisants au début du travail, ni 
par la diminution de l’élasticité des muscles (Donders et Mansveldt, 
Marey) dont l’allongement peut changer les conditions des tractions et 
permettre de les prolonger. 
Au cours de ces expériences prolongées d'accumulations de la fatigue, 
on observe dans différentes conditions des sentiments de malaise ou 
d’euphorie qui correspondent à la difficulté ou la facilité du travail et 
qui montrent bien que la douleur pas plus que le plaisir ne constitue 
une forme spéciale delà sensibilité. Ces sentiments se caractérisent avec 
une intensité très différente suivant les sujets : c’est l’excitabilité du 
sujet qui commande leur existence et leur intensité. La douleur est 
produite par une excitation forte relativement à l’excitabilité du sujet. 
Elle apparaît plus tard que la sensation du sens irrité : elle n’est perçue 
que lorsque les mouvements externes ou internes provoqués par 1 irri¬ 
tation ont été assez intenses ou assez durables pour avoir produit une 
perte d’énergie qui affecte la conscience. Dans ces expériences, le malaise 
n’apparaît qu’après l’apparition des premiers signes de l’impotence. Le 
plaisir aussi n’apparaît qu’après la sensation, et n est perçu que lorsque 
l’excitation n'a pas été excessive, mais assez intense ou assez durable 
pour produire une exaltation de l’énergie qui affecte la conscience. Dans 
nos exercices, l’euphorie n'apparaît que quand le tracé a déjà montré 
que l'énergie disponible s’est accrue. Je serais tenté de lui attribuer un 
retard de près d’une seconde, c’est-à-dire très analogue à celui que Gol- 
dscbeider et Gad attribuent à la douleur. Les soulèvements s’exécutant 
sans effort pénible, c’est un exercice aisé qui rencontre juste assez de 
résistance pour être conscient. Quand on a éprouvé cette euphorie on 
peut comprendre Descartes qui conçoit le plaisir a intervalle égal de 
l’effort et de l'automatisme. 
J’ai déjà cité un épileptique, sujet à des crises d’euphorie, et qui fut 
1. Z. Trêves, Sur les lois du travail musculaire. Arch. Mal. de Biologie. 1898, 
t. XXIX, p. 166. 
2. L. Roxgoroxi et A. Dietrich, L'ergographie des aliénés, Archivio de Psichiatria. 
1S94, XV, p- 54i. 
3. Paxtaxetti, Sur la fatigue musculaire dans certains états pathologiques, Arch. 
U al. de Biologie, 189o. t. XXII, p. 187.
        

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