Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Études de rythmique et d'esthétique: De l`élément psychique dans le rythme et de ses rapports avec l'élément phonique
Person:
La Grasserie, Raoul
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit39742/8/
— a — 
Presque toujours le rythme phonique et le rythme psychique 
sont intimement mêlés, et comme le premier est le plus tan¬ 
gible, il est seul senti. C’est ainsi que le sonnet, par exemple, 
est un poème tout particulier par son rythme tant phonique- 
ment que psychiquement, mais ses particularités psychiques 
ne sont pas toujours les mêmes que les phoniques ; ainsi par 
exemple, cette règle qui lui est essentielle, la gradation de Vidée 
et le trait final, est toute psychique. De même dans le pantoun, 
l’alternance continue de deux idées est purement psychique, 
ainsi que la répétition de deux des vers de la strophe précé¬ 
dente dans la strophe suivante. Beaucoup des poèmes dits à 
forme fixe mettent à nu le principe psychique du rythme. C’est 
ce que nous verrons dans le cours de ce travail. 
Nous ne voulons donner qu’un exemple d’un phénomène 
rythmique qui est tantôt purement psychique, tantôt purement 
phonique, tantôt à la fois psychique et phonique. Il s’agit de la 
rime. La rime phonique est bien connue : c’est la concordance 
de deux sons, abstraction faite de la signification des mots où 
elle se trouve. La rime psychique l’est beaucoup moins, elle con¬ 
siste dans la répétition à des places symétriques du même mot 
qui n’étant pas situé aux fins de vers ne peut rimer; elle se 
trouve dans le rondeau au moyen du mot qui forme le commen¬ 
cement de la pièce et qui doit se retrouver dans deux autres 
stances. La rime est à la fois psychique et phonique lorsqu’elle 
consiste dans la répétition du même son à des places symé¬ 
triques, ce son étant reproduit par la répétition du même mot. 
Nous donnons cet exemple pour rendre tangible l’élément psy¬ 
chique pur; mais il se rencontre ailleurs que dans la rime. 
Il a même dominé et régné seul au commencement de l’évo¬ 
lution du rythme. Les pieds, les vers, les strophes ne se 
rythmaient que psychiquement, c’était le cas du parallélisme 
que nous décrirons plus loin et qui forma le terrain primitif 
dans l’histoire préhistorique du rythme. Il y avait des vers de 
pensées qui ne deviennent que bien plus tard des veTs de syllabes. 
Tels sont les deux rythmes, le rythme phonique et le rythme 
psychique se doublant ordinairement l’un par l’autre, le premier 
plus récent(, mais ayant fini par absorber en grande partie le 
second, mais tous les deux sont bien des rythmes, c’est-à-dire 
des proportions. Ils correspondent au rythme musicalet aussi au
        

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