Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Les rythmes comme introduction physique à l'esthétique
Person:
Servien, Pius
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit39738/139/
ÉVOLUTION DU VERS FRANÇAIS 
139 
nancés, c’est-à-dire aux terminaisons teintées d’un pâle 
rythme de timbres. 
La juste cadence de Malherbe s’impose avec Boileau 
et ses amis : Nous avons maintenant des vers blancs 
distingués par des timbres. Leurs caractères, ce sont 
ceux qui définissent un rythme arithmétique primaire, 
un vers blanc nettement dessiné : le sens bien enfermé 
dans les douze syllabes, un silence fort net entre ces 
groupes, c’est-à-dire pas d’enjambement d’un vers à 
l’autre. Dessin intérieur tendant à la symétrie, presque 
exclusivement par le modèle 66 (très rarement le mo¬ 
dèle 444). Ce modèle correspond à une forte césure 
médiane, qu’il est également défendu de franchir; elle 
est flanquée de part et d’autre de deux césures plus 
faibles, formant avec elle une symétrie de silences. Ce 
vers peut dire les mêmes choses que la prose, s’il veut: 
il peut « aimer la raison », être un vers d’hommes 
sensés et de moralistes. Mais ses caractères dérivent 
aussi de la nécessité de l’orner de rimes : en effet, on 
constate expérimentalement qu’un rythme dû exclu¬ 
sivement à des vers blancs déplaît, semble un hybride 
de prose et de poésie. Il faut donc avoir recours à un 
rythme, mais secondaire, de timbres. Il faut ajuster 
des rimes au bout des vers. Cette rime doit toujours 
suivre, ne jamais conduire. Elle apparaîtra donc sou¬ 
vent comme un empêchement, une gêne. Quoiqu’on 
aime toujours la rime riche, on ne saurait la demander
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.