Bauhaus-Universität Weimar

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LA SENSIBILITÉ MUSICALE 
la valeur d'une définition ; elle signifie l'exclusion du degré 
propre au genre majeur, de celui qui lui donne son éclat 
(associé sans doute à l’idée des instruments de cuivre, des 
fanfares joyeuses, de la chasse, de la guerre) la preuve en 
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est — on peut faire l’essai — qu’une phrase construite sur 
les degrés du pentatone, do, ré, fa, sol (à l’exclusion naturel¬ 
lement du la qui formerait tierce majeure avec le fa) nous 
donne également, par la même exclusion de la tierce 
majeure, l’impression du mineur. 
2° Incertitude quant aux degrés du second tétracorde. — 
La gamme antique se composait de deux tétracordes diver¬ 
sement disposés ; la gamme moderne forme une unité, se 
subdivisant en une quinte et une quarte ; ceci est égale¬ 
ment vrai du majeur et du mineur, mais tandis que la 
quarte majeure comporte des degrés fixes, la quarte mineure 
est susceptible de se diviser à peu près de toutes les manières 
que l’on veut (sauf mi, sol, la, ce qui troublerait la 
tonalité en reproduisant la forme la, si, do, ré par laquelle 
débute la gamme ; il semble que l’asymétrie soit une des 
caractéristiques de notre mineur). Si le musicien se laisse 
aller, reste exempt d’esprit de système ou d’intentions pit¬ 
toresques, le caractère émotif l’emporte et on voit revenir 
les vieilles échelles flottantes, ou bien se resserrant dans le 
sens du mouvement {mi, fa#, sol#, la ; la, soit\, fa k}, mi 
ou bien comportant dans les deux sens la double sensible 
{mi, fa fc] sol#, la). Toutefois le fa # offre l’inconvénient de rap¬ 
peler l’effet de la gamme majeure, de sorte que même à la 
montée il n’est que toléré (i). 
La création de ce nouveau type d’échelle musicale a 
détrôné le dorien, l’a laissé dans la situation fausse d’un 
prêtre sans autel, l’a même exposé à subir l’attraction des 
modes émotifs, à se laisser incorporer par eux. Mais le dorien 
(i) Cette tendance au resserrement dans l’aigu se marque même d’une octave 
à l’autre, elle explique cette particularité, signalée par M. Louis Laloy (Aris- 
toxène, p. 322), que nous pouvons concevoir une échelle musicale comportant 
une octave gravé diatonique et Une octave aiguë chromatique.
        

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