Bauhaus-Universität Weimar

CONCLUSIONS 
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architecture, par exemple qu'un edifice acquière un mérite 
particulier du seul fait que la hauteur en est à la largeur 
comme 3 à 4, ou une colonne parce qu'elle est haute de 
9 diamètres. Dans sa préface à la traduction de Tyndall, 
l'abbé Moigno a développé naïvement la doctrine, qu'il 
estimait applicable à la musique. « Quand notre œil, dit-il, 
est charmé par les proportions harmonieuses d'un objet 
quelconque, que nous réduirons, pour simplifier, à une 
fenêtre, nous trouverons toujours que le rapport de la hau¬ 
teur à la largeur est exprimé par des nombres très simples, 
comme dans le cas de la consonance musicale, tandis que si 
la vue de la fenêtre fatigue le regard, ce même rapport sera 
exprimé par des nombres complexes. » L'exemple de la 
fenetre est assez mal choisi, car il donnera l'occasion aux 
antiformalistes de faire observer, que, bien plus que par la 
forme de la fenêtre, nous sommes retenus par ce qu'elle 
encadre, un beau paysage vu (lu dedans, un joli visage de 
femme vu du dehors... Passons là-dessus et ne considérons 
que la proportion. En réalité, le regard, physiologiquement 
parlant, se fatigue avec la même rapidité, quelle que soit 
la forme de l'objet ; nous cessons de regarder la fenêtre, 
bien avant que nos yeux nous fassent mal, quand notre 
attention est lassée. Mais elle est retenue plus longtemps 
quand nous avons l’impression que cette fenêtre a quelque 
chose à nous dire (1), quelle n’a pas été construite au hasard, 
mais révèle un plan, une intention, un parti. Ce plan, nous 
le lisons dans les proportions qui ne découlent nécessaire¬ 
ment pas de rapports numériques simples (2). 
Donnons à notre fenêtre une ouverture égale à 2 ; 
une hauteur 3 révèle une proportion ; une hauteur 2.666 
aussi, parce qu'elle accuse un rapport géométrique simple 
(triangle égyptien). De même si la hauteur égale 2.829, ce 
(1) Cf. dans Eupalinos, de M. Paul Valéry, pp. 105 et 106, les bâtiments qui 
« chantent », qui « parlent », tout cela tellement étranger à la théorie de l’art 
objectif ! 
(2) V. s., pp. 70 et ss.
        

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