Bauhaus-Universität Weimar

P. MERIGGI. — LA STRUCTURE DES LANGUESGROUPANTES » âli 
comme types de langues « isolantes »l. Ce qui nous surprend 
surtout, c’est que la structure la plus « primitive » se rencontre 
non point dans les langues des « primitifs » de l’Afrique, mais en 
chinois et cela de façon d’autant plus marquée que le document 
linguistique étudié est plus littéraire ! La structure syntaxique d’une 
période est tout à fait rudimentaire en chinois, tandis qu’elle atteint 
un degré extraordinaire de complexité et d’enchaînement (du type 
qui nous est familier dans notre syntaxe) dans une langue comme 
l’évé des nègres soudanais. Mais, — bien qu’il s’agisse d’une langue 
qui reflète une culture et un raffinement étonnants —, il n’est pas 
possible de considérer la structure « fragmentaire » du chinois, dont 
nous parlerons tout à l’heure, comme supérieure par sa logique 
interne au type syntaxique, bien plus proche du nôtre, qui apparaît 
dans les autres langues groupantes. Admettre la supériorité de la 
première consisterait à retomber dans le vieux préjugé de l’école 
humboldtienne dont M. Bally vient de faire une critique aussi juste 
que brillante2. 
J’ai essayé de classer provisoirement les langues « groupantes » 
comme suit : 
1° Langues à structure syntaxique fragmentaire, comme le 
chinois, le siamois et, peut-être, la plupart des langues indochi¬ 
noises ; 
2° Langues à structure syntaxique ouverte ou mixte : nom que je 
proposerais pour les langues du type de l’évé; 
3° Langues à structure syntaxique fermée ou fixe, comme on 
pourrait, à mon avis, appeler le vaï et le boschiman. 
J’entends par structure « fragmentaire » du chinois ce que M. Karl- 
gren appelle sa « sketchy nature » {Sound and Symbol, p. 90 sq.), 
quand il compare le mode d’expression des Chinois avec notre style 
télégraphique. On peut s’en faire une idée en lisant l’exemple suivant 
de M. Couraat qui est du même avis (p. 3o0, f 683) : yuan iao'* po{- 
po pu iao* —pu iao'*-la « Veux-tu encore (des) pâtés ? — (Je) n’(en) 
veux plus». Tout ce qui n’est pas strictement nécessaire au sens, 
c’est-à-dire tous les pronoms et particules qui abondent dans nos 
1. Die Sprache, p. 277 sq. 
2. Op. cit., p. 60.
        

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