Bauhaus-Universität Weimar

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JOURNAL DE USYCHOLOGIE 
liberté, fusionnent pour former un champ ou un ordre de repré¬ 
sentation cohérent (kohärentes Darstellungsfeld). 
J’ai ainsi résumé d’un mot ce que j’essayerai de prouver au cours 
de cet article. Il se place entre le chapitre qui traite de l’ordre pri¬ 
maire de représentation (primäres Darstellungsfeld) et celui qui 
traite de l’ordre secondaire de représentation (;sekundäres Darstel¬ 
lungsfeld), et il a pour tâche de démontrer la non-existence d'un 
champ onomatopéique cohérent dans le langage. Le langage ne serait 
pas ce qu’il est si ce champ existait ; mais le langage est assez tolé¬ 
rant pour admettre sur ses frontières, là où ses propres forces le 
trahissent, une aide étrangère : le recours à un principe pittoresque 
hétérogène. 
Il en est ainsi aujourd’hui dans la langue que nous parlons et c’est 
de ce fait bien connu qu’il faut partir. Sans doute d’autres concep¬ 
tions sê sont fait jour à diverses reprises. Dans un livre intéressant 
pai*ü récemment (Grundfragen der Sprachphysiognomik, 1932), 
Heinz Werner affirme, avec certains poètes de l’époque baroque 
allemande, et aussi avec Herder, Hamann et d’autres théoriciens 
romantiques du langage, que ce que nous appelons tolérance est un 
aspect primaire authentique de la fonction représentative du langage. 
De nos jours un nouvel effort est fait pour renouveler l’étude de 
l’onöhiätopöe et pour lui donner une importance que depuis longtemps 
elle n’avait plus en linguistique. Nous en rendrons compte, mais il 
fallt reprendre les choses de plus haut pour justifier notre point de 
vue. 
La réflexion linguistique au sujet de l’onomatopée ne peut avoir 
poür objet que d’apprécier laposition et Y importance de ce phéno¬ 
mène bien connu des anciens grammairiens dans l’ensemble des res¬ 
sources représentatives du tangage. Ce n’est pas à force de compter 
les mots et d’user de moyens statistiques que l’on arrivera à éclaircir 
ce qu’il nous importe surtout de savoir. Il faut plutôt (et c’est 
l’essence de toute enquête philosophique) comparer le plus exacte¬ 
ment possible ce qui a été réalisé à ce qui aurait pu l’être. Supposons 
les ressources vocales de l’homme approximativement telles que 
nous les connaissons : nous aurons à apprécier si elles ont pu et si
        

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