Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Instrumentologie: traité théorique et pratique de l'accord des instruments a sons fixes, l'harmonium, l'orgue a Tuyaux et le piano [...]
Person:
Fourneaux, N.
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit39346/109/
DES INSTRUMENTS A SONS FIXES. 
97 
sons, elle la rencontre davantage avec l’usage des sons vrais des 
tonalités qu’avec les rapports exacts d’un- son à l’autre. 
Quoi qu’il en soit, un fait demeure acquis, et je crois l’avoir 
démontré péremptoirement : c’est la contradiction naturelle 
inhérente à l’usage des rapports exacts dans les combinaisons de 
sons possibles, soit qu’on les envisage individuellement d’un 
terme à l’autre, soit qu’on les considère comme rapports fonc¬ 
tionnels relativement aux fondamentales des tonalités. Dans l’un 
ou l’autre cas, on ne peut échapper à Valtération : ou il faut 
altérer les sons vrais des tonalités, c’est-à-dire les rapports fonc¬ 
tionnels de ceux-ci avec les fondamentales, pour donner, aux 
sons des combinaisons mélodiques ou harmoniques, des rapports 
justes d’un son à l’autre; ou il faut altérer les rapports justes 
d’un son à l’autre, pour conserver les sons vrais des tonalités et 
leurs rapports fonctionnels avec les fondamentales. J’appellerai 
cette altération inévitable, fatale : tempérament naturel, par 
opposition au tempérament artificiel ou systématique quia pour 
but de régler, de coordonner, et de diminuer les imperfections 
du premier. Maintenant, quelle est la cause de cette altération 
inévitable des rapports musicaux? Pour répondre à cette ques¬ 
tion , il faut remonter aux principes fondamentaux de la mu¬ 
sique , à la formation de la gamme, et au développement des 
tonalités. 
On sait que les rapports musicaux élémentaires qui servent à 
la génération de celle-là et de celles-ci, sont : l’octave, la quinte, 
la tierce majeure et la tierce mineure. J’ai fait voir aussi, dans 
les générations diverses des tonalités majeures et mineures, que 
tous les sons de même nom provenant de rapports de différente 
espèce différaient entre eux ; que, par exemple, les sons engen¬ 
drés par quinte étaient plus hauts que ceux de même nom en¬ 
gendrés par tierce majeure, et plus bas que ceux engendrés par 
tierce mineure. Ce fait est général, et on peut l’étendre à toutes 
les progressions de sons formés avec des rapports d’espèce diffé¬ 
rente : jamais on ne rencontrera des termes identiques de l’une 
à l’autre, quel que soit d’ailleurs le développement de celles-là* 
TRAITÉ DES ACCORDS. 
7
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.