Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Étude artistique sur le diapason normal: suivie de quelques anecdotes sur les ténors en province
Person:
Bénédit, G.
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit39342/9/
source; mais du moment où un artiste est en scène 
pour chanter un rôle quelconque, l’orchestre doit 
changer d’allures et respecter sa volonté. 
I. 
D’ailleurs, est-il impossible qu’on puisse faire bril¬ 
ler ensemble l’orchestre et les voix , même avec 
un diapason plus bas que celui dont on se sert à 
notre époque? Les Italiens qui , en fait de chant, 
sont nos maîtres, n’ont jamais partagé cet avis. 
Et, pour ne citer que l'école Rossinienne, la première 
et la meilleure de toutes, voyez, examinez les par¬ 
titions du grand maître qui ont commencé sa carrière, 
et dites-nous , si la beauté des chants que l’on y 
remarque sans cesse , empêche l’orchestre de s’y 
manifester dans le plus éclatant essor ? De plus , 
Rossini, qui lui-même était chanteur, n’a jamais 
(en Italie du moins) fait sortir les voix de leurs li¬ 
mites naturelles; lerôled’Almaviva et celui d’Othello, 
deux des plus beaux et plus complets qui existent 
au répertoire dans le genre léger et dans le genre 
dramatique, ne renferment pas un endroit, pas un 
seul passage qui puisse compromettre la voix des in¬ 
terprètes qui les exécutent ; leur étendue se maintient 
du fa au sol, et quand le la arrive par aventure 
comme dans le si dopo lei, il est amené avec tant 
d’adresse et d’habileté, qu’on croirait entendre une
        

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