Bauhaus-Universität Weimar

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INTENSITÉ DU SON. 
d’écho très-bizarres. Le peuple lui a donné le nom de 
yrotta della Favella (grotte de la causerie). Kircher a 
visité cette caverne. Il rapporte que le moindre son y 
est renforcé d’une manière prodigieuse : un mot pro¬ 
noncé à voix basse devient une clameur, et si on frappe 
avec la main sur un vêtement, on dirait un coup de 
canon. Un chant à deux voix est répété de telle façon 
qu’il vous semble entendre un quatuor. La longueur 
totale de la caverne est de 15 mètres. 
Kircher a imaginé une foule de constructions des¬ 
tinées à imiter l’oreille de Denys. Ce sont de grands 
tubes recoquillés dont le pavillon est tourné vers l’en¬ 
droit oii se produisent les sons, et qui débouchent par 
l’autre extrémité dans l’intérieur de l’appartement où 
ces sons doivent arriver. 
Cela nous amène à parler du cornet acoustique, in¬ 
strument destiné à renforcer les sons en les condensant 
dans l’oreille. On lui donne une infinité de formes, dont 
la plus simple et la moins efficace est le cône. D’essen¬ 
tiel c’est, que le pavillon extérieur soit plus large que 
l’orifice que l’on introduit dans l’oreille. On comprend 
qu’alors le mouvement contenu dans la tranche d’air 
qui remplit le pavillon, se concentre dans des tranches 
de plus en plus petites, et devient, par conséquent, 
plus intense en chaque point de l’orifice qu’il ne l’était 
dans le pavillon. 
Vers la fin du dix-septième siècle, on employait des 
cornets acoustiques qui avaient la forme des cors de 
chasse. Un des modèles les plus généralement usités 
est celui que représente le numéro 1 de la figure 28. 
Une autre forme très-employée est celle du nu-
        

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