Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Contributions aux recherches sur l'alimentation avec des substances pauvres en albuminoïdes
Person:
Dmitrievski, K.
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit36558/14/
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CONTRIBUTIONS AUX RECHERCHES SUR L5 ALIMENTATION. 
En résumant les résultats obtenus dans les expériences que nous ve¬ 
nons de décrire, nous en tirons les conclusions suivantes. 
I. a) En ingérant durant 15—30 jours une nourriture riche en hydrates de 
carbone et en graisse, mais pauvre en substances albuminoïdes (c’est-à-dire 
contenant environ 2 gr. d’albuminoïdes par kilogr. du poids de l’animal), les 
chiens ne maigrissent pas, et, quelquefois, augmentent même en poids, en même 
temps que, souvent, la quantité de graisse augmente chez eux plus ou moins. 
b) Tant que les animaux ne montrent pas d’aversion pour les aliments 
qu’on leur offre, leur organisme se trouve en état d’équilibre par rapport à 
l’azote et au phosphore. 
c) L’élimination de l’azote par l’urine surpasse celle des phosphates en¬ 
viron 4 fois (3,6—5,2). Il s’ensuit que le rapport de l’azote aux phosphates 
(dans l’urine) dans l’inanition albuminoïde incomplète est à peu près le même 
que dans le jeûne absolu. 
d) L’urine est très pauvre en corps alloxuriques, et il n’est pas rare qu’on 
n’y trouve que des traces de ces bases. 
II. e) La marche de la période qui suit l’intoxication (nous entendons 
par là l’élévation de la température, la durée de l’incubation, l’état subjectif 
général, la mort plus ou moins avancée) paraît être la même chez les chiens 
soumis au régime d’inanition albuminoïde incomplète que chez ceux qui se 
nourrissent exclusivement de chair. Faisons observer pourtant que je n’ai pres¬ 
que jamais eu à constater de troubles de digestion après l’injection des toxines 
chez les animaux recevant trop peu d’albuminoïdes. 
f) L’injection des toxines bactérielles active la métamorphose des sub¬ 
stances,—l’élimination de l’azote et des phosphates augmente. L’augmentation 
des phosphates est ordinairement moins fortement prononcée que celle de l’azote. 
Il est vrai que l’expérience V semble contredire cette règle; mais il faut faire 
observer que dans cette expérience le chien recevait moins de 0,33 gr. N par 
kilogr. du poids, en éliminant plus qu’il n’en ingérait. En trouvant les moyen¬ 
nes des chiffres (de toutes les expériences), nous voyons qu’après l’injection 
des toxines, la quantité de l’azote dans l’urine a augmenté de 34,8 pour 
cent, tandis que l’augmentation des phosphates de l’urine n’a atteint que 19,6 
pour cent. Faisons observer ici-même que chez les chiens soumis au jeûne 
absolu l’augmentation de l’azote, après l’intoxication par le bac. pyocyanei, 
atteignait 74 pour cent, celle de P205—72,8 pour cent; après l’injection de 
toxine diphtérique à des chiens soumis au jeûne absolu, la quantité de l’azote 
éliminé augmenta de 27 pour cent, celle de P205 de 33 pour cent (14 gr.). 
L’injection des toxines augmenta considérablement la teneur des corps alloxuriques 
dans l’urine des animaux qui ne recevaient pas assez de substances albumi¬ 
noïdes dans la nourriture. 
En terminant cette communication, j’ajouterai encore qu’en examinant le 
sang de quelques chiens (après qu’ils avaient reçu durant un mois une nour¬ 
riture pauvre en albuminoïdes), je n’ai pas observé de diminution notable 
du nombre des éléments formés; parmi les leucocytes on observe une augmen¬ 
tation des mononucléaires. Après l’injection de toxines à de tels chiens je ne 
parvenais souvent pas à découvrir dans leur sang un seul leucocyte éosino-
        

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