Bauhaus-Universität Weimar

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de l’hist ouénie du tissu élastique. 
1) La substance éjastique s’élabore entièrement dans le protoplasma des 
cellules sous forme de granules extrêmement petits de forme ordinairement sphé¬ 
rique, plus rarement irrégulière. Ni le noyau de la cellule, ni la substance fon¬ 
damentale qui entoure celle-ci ne participent d'une manière immédiate ou sensible 
à ce processus. 
2) Les granules élastiques se fusionnent ensuite en formant des filaments très 
fins. Cette fusion peut se produire dans les limites d’une seule cellule ou dans 
celles de plusieurs cellules anastomosées par leurs prolongements; dans l’un et 
l’autre cas les filaments n’ont aucun rapport avec le noyau de la cellule et 
l’évitent toujours en passant à une certaine distance, parallèlement à sa courbe. 
3) Les filaments élastiques minces formés dans des cellules voisines for¬ 
ment en se fondant un filament plus gros auquel vient se joindre, à une 
certaine distance, un autre filament formé, à son tour, de deux ou plusieurs fi¬ 
laments analogues et ainsi de suite, jusqu’à la formation d’une fibre plus grosse 
dont le diamètre est égal à la somme des diamètres de ses composantes. 
4) Le tissu élastique, qu’il soit distribué sous forme de réticules à larges 
mailles ou à mailles serrées, ou sous forme de fibres isolées qui peuvent ou peu¬ 
vent. ne pas se ramifier, est toujours ébauché par une disposition analogue et 
caractéristique des cellules qui produisent les fibres; une insertion active des fi¬ 
bres élastiques dans la substance extraprotoplasmique n’a été observée nulle part. 
Leur croissance se fait par apposition. 
Si ce mode de développement du tissu élastique qu’on observe dans les 
membranes de l’amnios pouvait être prouvé pour toutes les autres régions de 
l’organisme animal (c’est, à quoi je travaille maintenant), si, par conséquent, le 
processus de formation de la fibre élastique, tel que nous l’avons décrit, pou¬ 
vait être considéré comme un phénomène général, il serait possible de tirer 
de ce processus de formation même des conclusions sur la structure de la 
fibre élastique dans sa forme définitive. Le jugement qu’on se formait de 
cette structure n’était, fondé jusqu’à présent que sur 1 image que les fibres 
élastiques offraient après différents traitements désagrégeants. En désagré¬ 
geant d’une certaine manière, on obtenait telle image, en désagrégeant d’une 
autre façon—telle autre, mais, comme dans tous ces cas-là on avait affaire 
à un seul et même objet, il est évident que la diversité des images obtenues dé¬ 
pendait. non de la véritable structure de la fibre, mais du caractère de 
l’agent employé. !1 me semble donc que quels que soient les nouveaux 
modes de traitement de la fibre élastique dans le but d’élucider les détails de 
sa structure, et quelles que soient les images qui en résulteront, celles-ci prê¬ 
teront toujours au doute. Elles ne sauront démentir les images antérieures 
comme, par exemple, celle de la structure tubuleuse des fibres élastiques (Pur¬ 
kinje, Virchow, Oehl, Recklinghausen), ou celles qui démontraient l’existence 
dans la fibre de deux couches distinctes, l’une axiale, l’autre périphérique 
(Ebner, Schwalbe, Pfeyffer). Les nouvelles images auront leur place à côté 
des anciennes et n’auront d’autre valeur que celle de représenter le résultat 
de tel traitement particulier. Il me semble donc qu’on aura plus de chances 
de se faire une idée juste de la structure de la fibre élastique en constituant 
cette dernière au heu de la détruire en la désagrégeant. Bien que cette ques-
        

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