Bauhaus-Universität Weimar

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LANGAGE, 
sens (perception secondaire). Ces formes, surtout théoriques, sont faciles à se repré¬ 
senter d après le schéma de Sahli, construit sur [les données de Lichtheim et de 
Wernicke1. 
La vision verbale. — Le schéma en est simple et superposable au schéma de l’audi¬ 
tion verbale. Le développement considérable des voies eb centres de la vision a per¬ 
mis pour les fonctions visuelles des localisations plus précises et beaucoup plus cer¬ 
taines que pour les fonctions auditives. Les impressions visuelles parviennent à la 
face interne du lobe occipital, notamment aux lèvres de la scissure calcarine : là 
se trouve le centre ,des perceptions visuelles primaires, non spécialisées pour le lan¬ 
gage. La lecture et la vision générale peuvent être supprimées par une lésion bilatérale 
Fig. 135. — Les centres du langage (d’après Nogel et Sahli, sur les données de Lichtheim et de Wernicke) : 
G*> centre cortical des mouvements du bras et des doigts (paralysie motrice du membre supérieur) ; G2, centre 
moteur de l’écriture (agraphie de Charcot-Exner) ; Pi, centre cortical de la bouche et du larynx (para¬ 
lysie motrice); P2, centre de l’articulation verbale de Broca (aphasie motrice corticale); P3, centre de 
reconnaissance des images verbales (aphasie motrice amnésique ou transcorticale); A,, sphère auditive 
(surdité corticale) ; A2, centre gnosique des’mots (aphasie sensorielle corticale acoustique); As-, centre mné¬ 
monique des images auditives(aphasie auditive amnésique ou sensorielle transcorticale) ; O,, centre visuel 
(cécité corticale) ; 02, centre de la reconnaissance des images visuelles (alexie corticale) ; 03, centre de 
la compréhension optique du langage écrit (alexie amnésique ou transcorticale, cécité verbale avec 
agraphie). 
de ce centre; il y a dans ce cas cécité corticale. Quand il n’existe de destruction que 
d’un seul côté (et la lésion, pour que le langage soit intéressé, doit siéger à gauche chez 
les droitiers), une lésion du lobe occipital ne détermine de trouble du langage que si 
elle est intense, profonde, détruisant les radiations optiques, atteignant le lobe parié¬ 
tal. Dans ce cas il y a toujours, coïncidant avec la difficulté ou l’impossibilité de la 
lecture, une hémianopsie typique. Il s’agit alors de cécité psychique, c’est-à-dire que 
« l’individu a conservé la perception visuelle brute, mais qu’il est incapable d’en inter¬ 
préter la signification » (Dejerine). 
Rappelons que Charcot localisait le centre de la lecture dans le lobule pariétal supé¬ 
rieur avec ou sans participation du pli courbe (Grasset)2. Quensel le place dans la partie 
inféro-postérieure du gyrus angularis. Dejerine au contraire localise en toute l’étendue 
de ce même gyrus angularis ou pli courbe, le centre des souvenirs visuels des mots, 
1. La théorie veut naturellement que, dans les aphasies sous-corticales, le langage intérieur 
soit intact; il est altéré au contraire dans les aphasies corticales banales. 
2. Pour Exner, Sacha, Pick, Anton, la région pariétale jouerait un rôle dans le mécanisme 
optique du langage.
        

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