Bauhaus-Universität Weimar

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LAIT. 
, 11 est évident, a priori, qu’il existe un rapport étroit entre l’évolution des organes 
génitaux et les glandes lactées, et que ce sont les phénomènes qui se passent dans cés 
organes qui provoquent les changements observés. 
Pendant longtemps les corrélations fonctionnelles entre divers organes éloignés ont 
été considérées comme le résultat de l’influence du système nerveux, et c’est unique¬ 
ment après les découvertes sur les processus des glandes à sécrétions internes que 
l’idée d’une action à distance (Fernwirkung) d’ordre humoral s’est de nouveau déve¬ 
loppée en physiologie. Nous étudierons donc successivement : 
1° Le rôle exercé par le système nerveux sur le développement, puis sur l’activité 
sécrétrice de la,glande lactée; 
2° Les théories cherchant à expliquer les phénomènes observés par les actions 
humorales. 
Influence du système nerveux. — Les premières recherches visèrent uniquement 
cette question : existe-t-il des nerfs sécréteurs pour la sécrétion lactée ? 
Eckhard (1855) conclut négativement, Röhrig positivement. Eckhard opère sur la 
chèvre. Il résèque sur une certaine longueur les rameaux inférieur et moyen du nerf 
spermatique externe et attend que la plaie soit guérie. L’animal élant maintenu dans 
les mêmes conditions de stabulation et d’alimentation avant et après l’énervation 
, Eckhard constate que ni la quantité de lait sécrété ni sa densité n’ont varié. Pour 
Eckhard, l’action du système nerveux est donc nulle. 
Tout autre est l’opinion de Röhrig (1876). Il opère sur une chèvre curarisée et intro¬ 
duit une sonde aspiratrice dans les canaux de la glande mammaire. Il étudie alors 
l’action particulière des trois branches du spermatique externe. Le rameau papillaire 
est le nerf érecteur du mamelon : son excitation provoque l’érection; sa section, le rel⬠
chement; mais, dans les deux cas, il n’y a aucune modification dans l’écoulement du 
lait, sauf toutefois si l’excitation porte sur le bout central qui agirait alors par voie 
réflexe. Après la section du rameau glandulaire, la sécrétion se ralentit pour s’accé¬ 
lérer avec 1 excitation du bout périphérique. Des phénomènes inverses s’observeraient 
avec le rameau vaso-moteur : la section entraîne une vaso-dilatation passive avec aug¬ 
mentation de la sécrétion, alors que la vaso-constriction produite par l’excitation amène 
la diminution de la sécrétion. Röhrig attribue l’influence prépondérante aux nerfs 
vaso-moteurs et, par suite, à l’état de vascularisation de la glande. Les nerfs sécré¬ 
teurs proprement dits ne joueraient qu’un rôle médiocre. 
, Laffont (1879) expérimente sur une chienne et se préoccupe surtout des phéno¬ 
mènes vaso-moteurs qu’il étudie en observant les variations de pression sanguine dans 
l’artère mammaire. L’excitation du nerf mammaire intact amène une légère élévation 
de pression et une turgescence du mamelon. L’excitation du bout périphérique, après 
section, amène une chute de pression, une congestion de la mamelle, et, si l’on presse 
sur la mamelle, on obtient un jet de lait très abondant si on le compare à ce que 
donnent les autres mamelles. 
En fait, Laffont se range à l’opinion de Rohrig : action manifeste de la vaso-dilata¬ 
tion sur la sécrétion (ou peut-être sur l’excrétion du lait, ce point ne paraissant pas 
tranché par les expériences des observateurs cités). Mais Laffont, ayant constaté 
qu’après la section des nerfs mammaires le lait continue à être sécrété, suppose qu’il 
existe d’autres influences s’exerçant sur la sécrétion du lait. 
De Sinéty (1879), qui opère sur des cobayes, arrive à la conclusion que la section des 
nerfs mammaires, faite avant la délivrance, n’arrête nullement l’apparition de la sécré¬ 
tion lactée qui se produit normalement ensuite. L’excitation directe du nerf mammaire 
ne modifie pas l’écoulement du lait. De Sinéty, avec Eckhard, rejette donc toute 
influence nerveuse, 
Les expériences de Heidenhain et Partsch (1880), poursuivies sur des chiennes, des 
chattes et des lapins, donnèrent des résultats très contradictoires. 
Minorow enregistre ou note le nombre de gouttes sécrétées chez la chèvre et constate 
que la section d un seul nerf mammaire ne modifie pas le rendement, alors que la 
section bilatérale amène pendant un certain temps une diminution de moitié dans la 
quantité de lait fourni. 
Une autre expérience de Minorow est moins nette. Après la section d’un nerf mam-
        

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