Bauhaus-Universität Weimar

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LACRYMAL. 
laire relatif aux imperforations des canalicules et du conduit, à l’absence congénitale 
des points lacrymaux et surtout à la pathogénie des dacryocystites. 
Nous nous bornerons, en terminant cet article, à donner quelques observations rela¬ 
tives a la physiologie de l’écoulement des larmes lorsqu’on a détruit ou altéré les 
divers segments de l’appareil lacrymal. 
Lorsqu’on a fendu, à l’aide du couteau de Weber, les canalicules sur toute leur lon¬ 
gueur, il semble que les fonctions des canalicules soient définitivement altérées. 
Certains auteurs ont, en effet, accusé ces dacryotomies d’être une cause de larmoiement 
incoercible. Mais on remarquera que, malgré les dacryotomies, le sac lacrymal se rem- 
p it de larmes. Le mécanisme fondamental de l’amorçage spontané du siphon capillaire 
ne peut en rien etre altéré. En effet, les canalicules sont remplacés par une fente capil¬ 
laire qui jouit des mêmes propriétés. r 
Dans ces derniers temps, les oculistes ont pratiqué fréquemment la destruction 
complete du sac et du canal nasal. Dans ces conditions, l’appareil lacrymal est détruit 
au point de vue fonctionnel. 
Il semble que les sujets où l’on a pratiqué cette opération soient condamnés à un 
larmoiement incurable par obstruction. Or, chose curieuse, il est loin d’en être ainsi. 
On peut classer ces sujets en trois catégories. 
Une première catégorie comprend tous ceux qui, après leur intervention, ne voient 
pas leur larmoiement diminuer. C’est Je plus petit nombre. Le fait est même exceptionnel 
au bout d un certain temps, après l’opération. 
Une deuxième catégorie comprend des sujets qui ne larmoient que sous l’inlluence 
dune cause d irritation de la conjonctive. Ces sujets avaient, à côté de leur larmoie¬ 
ment par cause d’obstruction, un larmoiement de cause hypersécrétoire entretenu par 
la lesion lacrymale qui a nécessité la destruction de l’appareil lacrymal. 
Enfin il est des sujets qui semblent revenus à l’état normal et qui ne se plaignent 
nullement du moindre larmoiement. On a voulu expliquer ces faits en prétendant que 
lorsqu on extirpe le sac et tout l’appareil évacuateur des larmes, il y a retentissement 
du côte de 1 appareil sécréteur. Les glandes lacrymales s’atrophieraient. Il se produi¬ 
rait ce que l’on observe lorsqu’on ligature le conduit excréteur des glandes ; il y a 
atrophie du parenchyme glandulaire; mais ces expériences ont besoin d’être confir¬ 
mées. 
Dans tous les caB il faudrait conclure de cette dernière catégorie de faits, assez bien 
constatés, que l’appareil évacuateur des larmes est un organeparfaitementinutile.il 
ne faut pas aller jusque-là et vouloir généraliser des faits particuliers. De même que la 
fonction lacrymale est extrêmement variable suivant les sujets et que la puissance 
sécrétoire de la glande offre un facteur individuel très important, de même le fonc¬ 
tionnement de l’appareil évacuateur des larmes est subordonné à certains facteurs 
individuels. 
D’ailleurs nous pensons que ce fonctionnement est intermittent. Dans le premier 
mode sécrétoire, qui est celui de la lubréfaction normale de l’œil, nous pensons qu’il 
ne rentre pas de larmes dans les canalicules et dans le sac. L’évaporation suffit à éli¬ 
miner le liquide ou plutôt à provoquer un nouveau cillement et un nouvel appel 
sécrétoire. 1^ 
Dans les deux autres modes sécrétoires, l’appareil lacrymal entre en fonction, mais 
il suffit à sa lâche lorsque la sécrétion ne dépasse pas certaines limites et qu’elle ne ren¬ 
contre à son niveau aucun obstacle. Dans le larmoiement psychique ou dans celui 
de cause externe trop vive, il n’y a qu’une très faible partie des larmes qui s’évacue par 
la voie naturelle. 
Or cette voie naturelle est sujette à des variations de perméabilité, non seulement 
suivant les individus, mais encore suivant l’état de la muqueuse chez un même 
individu. La perméabilité est un facteur éminemment variable que l’on a essayé 
d’évaluer. 
20 Mesure de la perméabilité des voies lacrymales. — La perméabilité lacrymale subit 
certaines variations physiologiques sur lesquelles on n’est pas absolument fixé encore 
aujourd’hui. 
Le canal nasal est elitoui-é d’une gaine vasculaire extrêmement riche en vaisseaux,
        

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