Bauhaus-Universität Weimar

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LACRYMAL. 
« En s’adressant à des sujets qui avaient subi l’extirpation du sac lacrymal et chez 
lesquels on ne constatait aucune irritation oculaire, Schirmer constata que, chez des per¬ 
sonnes gardant la chambre et s’abstenant de tout mouvement pouvant provoquer un 
afflux de larmes (bâillement,etc.), il fallait attendre une heure à deux heures et.demie 
pour voir se former une larme assez grosse pour s’écouler au dehors. Comme, pendant 
le sommeil, la sécrétion se tarit, on peut compter au maximum sur une production de 
0 gr. 40 de larmes pendant les seize heures de veille, et ce chiffre paraît souvent devoir 
être réduit de moitié. En tenant compte de l’évaporation, des expériences comparatives 
ont permis à l’auteur de fixer la production réelle des larmes au chiffre de 1 /2 à 3/4 de 
gramme, à l’abri, bien entendu, de toute excitation venue du dehors. » (Kalt in Traité 
de Lagrange et Yalude.) (Schirmer. §tudïen zur Physiol, u. Pathol, der Thranenabsonde- 
rung. Arch, de Græfe, 51, 3, 1903.) 
Mesure de la capacité sécrétoire de la glande lacrymale.— Rien n'est plus 
variable, avons-nous dit, que la quantité de larmes émises, suivant les sujets et surtout 
les causes d’excitation sécrétoire. 
L’anatomie nous montre d’ailleurs une assez grande variation dans les dimensions 
et le volume des glandes. 
Mais on peut avoir des données suffisamment comparables entre elles en faisant 
sécréter la glande jusqu’à épuisement. Plusieurs procédés ont été employés : 
Procédé de Koster : Il place dans les culs-de-sac conjonctivaux l'extrémité d’une 
bandelette de papier buvard de 10 à 20 centimètres de long. La conjonctive est excitée 
localement de même que la pituitaire à l’aide d’un pinceau. Il trouve que, chez certains 
individus, la bandelette s’imbibe sur une longueur de 8 à 9 centimètres, tandis que chez 
d’autres cette longueur atteint lm,50 à 2 mètres. 
De plus, la quantité varie chez un même individu d’un jour à l’autre. En outre, les 
glandes des sujets atteints de paralysie faciale complète donnaient des quantités 
de liquide supérieures à celles de glandes d’individus sains à sécrétion de faible 
degré. 
Koster affirme que chez un même individu le pouvoir sécréteur est sensiblement le 
même des deux côtés. 
Procédé et expériences de Schirmer : Schirmer utilise des bandelettes de 1/2 centi¬ 
mètre de large sur 3 centimètres 5 de long. Durée d’une expérience, 5 minutes. Une 
glande normale doit imbiber 1 centimètre 5 au minimum. 
Schirmer trouve au contraire des différences notables d’un œil à l’autre. Chez les 
jeunes sujets, la sécrétion çst plus abondante que chez les vieillards. On apprécie ainsi 
une diminution de sécrétion dans le cas de paralysie faciale. Mais dans le cas>d’hyper- 
sécrétion pathologique la méthode est infidèle. 
Rôle du système nerveux. — Le rôle du système nerveux dans la sécrétion 
lacrymale a été très longtemps obscur. On voyait là un problème de physiologie 
complexe, et les expérimentateurs se contentaient d’hypothèses. 
Aujourd’hui nous possédons un ensemble de faits bien liés, et, de l’examen de toutes 
les expériences tentées et ayant subi l’épreuve du contrôle, on peut tirer quelques 
conclusions fermes. 
Il ne s’agit pas simplement de savoir si l’on doit rattacher la sécrétion des larmes 
soit exclusivement au trijumeau, soit encore au facial, soit au sympathique. En adoptant 
une théorie exclusive, on se heurte, à l’heure actuelle, à 'des faits contradictoires. 
La sécrétion lacrymale est complexe; les excitants en sont très divers. Il est natu¬ 
rel de supposer que son innervation sera nécessairement compliquée. 
La difficulté est de bien dissocier, au point de vue expérimental, tous ces phéno¬ 
mènes nerveux. 
Au point de vue fonctionnel une première division s’impose : elle est fournie par la 
différence qu’il y a entre la sécrétion normale, minima, destinée à la simple lubré- 
faction de l’œil, et la sécrétion anormale, maxima, psychique, qui constitue les pleurs. 
Il y a nécessairement des variétés nombreuses de larmoiements et de pleurs qui 
possèdent des.arcs nerveux réflexes ou conscients assez variés. Les faits, en apparence 
contraires, signalés par les expérimentateurs vont nous servir à établir précisément la 
variété de ces voies perveuses.
        

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