Bauhaus-Universität Weimar

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ISOTONIE. 
Cependant le Na2S04 possède le coefficient isotonique 4 et KN03 le coefficient 3. Par 
conséquent, la solution de Na2S04 isotonique avec une solution de KN03 de 1,4 p. 100 
est de 1,97 x 3/4=1,48 p. 100. 
Comme nous avons dit, la méthode ne réclame pas une grande exactitude, mais 
pour bien des cas elle suffît. 
Ajoutons enfin un petit tableau des coefficients isotoniques : 
Pour les composés organiques sans métal (p. ex. saccharose), 2. 
Pour les sels alcalins monoatomiques (p. ex. NaCl), 3. 
Pour les sels alcalins biatomiques (p. ex. K2S04), 4. 
Pour les sels alcalins triatomiques (p. ex. Na3Bo03), S. 
Pour les sels alcalins-terreux monoacides (p. ex. MgCl2), 4. 
Pour les sels alcalins-terreux biacides (p. ex. MgS04), 2. 
Pour mieux retenir ces chiffres, on n’a qu’à se rappeler que le coefficient isotonique 
d’un sel est égal à la somme des coefficients partiels des parties constituantes. 
Les coefficients partiels sont : 
Pour chaque radical acide, 2. 
Pour chaque atome d’un métal alcalin, 1. 
Pour chaque atome d’un métal alcalino-terreux, 2. 
La règle s’applique aussi aux sels acides. 
Ainsi on calcule pour l’oxalate acide de potasse 1 +2 = 3. 
COOH 
Mais jusqu’ici nous n’avons pas encore parlé de ce qu’on entend par le terme de 
pression osmotique. 
Soit un vase cylindrique renfermant une solution de sucre de canne de 1 p. 100. 
Au-dessus du liquide est disposé un piston, consistant en une membrane semi-per¬ 
méable, c’est-à-dire en une membrane 
qui laisse passer l’eau, et non pas le sucre. 
Au-dessus de ce piston membraneux, ver¬ 
sons de l’eau distillée. 
Qu’arrivera-t-il ? 
D’après la conception de Van’t Hoff, il 
existe une analogie parfaite entre les 
corps dissous et les corps gazeux. C’est un 
fait connu que les molécules gazeuses ont 
une grande tendance à s’écarter les unes 
^des autres. Qu’on s’imagine un moment 
qu’au lieu d’une solution de sucre il se 
trouve en A un gaz. Par la tendance des 
molécules gazeuses à s’écarter les unes 
des autres, elles exercent une pression 
contre les parois et aussi contre le piston. 
Le piston s’élèvei'a avec une force qui peut 
être évaluée en plaçant des poids sur C. 
D’après la loi d’AvoGADRO, la pression du gaz sur le piston dépendra seulement de la 
quantité de molécules gazeuses dans l’unité de volume; elle est absolument indépen¬ 
dante de la nature du gaz. 
D’après Van’t Hoff, les particules dissoutes ont également tendance à s’écarter 
les unes des autres et dans le cas présent elles exerceront également une pression 
contre les parois et contre le piston qui s’élèvera. Cette élévation est due au fait que 
des molécules aqueuses traversent le piston semi-perméable de B vers A; par 
contre, la membrane semi-perméable du piston oppose une barrière infranchissable au 
sucre. 
Or Van’t Hoff a appelé la pression qu’exercent les particules dissoutes, la pression 
osmotique. 
Tout comme pour les gaz, la valeur de cette pression est exactement proportion¬ 
nelle au nombre des molécules dans un volume donné et est indépendante de leur 
nature. 
M c/c // 
Fig. 120. — Théorie de 
pression osmotique.
        

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