Bauhaus-Universität Weimar

IRIS. 
639 
les muscles intra-oculaires, lisses, le muscle ciliaire et le constricteur de la pupille. 
Dans ees dernières circonstances (mort par hémorragie, par exemple), l’excitation des 
nerfs courts contracte encore fortement la pupille. —Ces résultats obtenus par Langen- 
dorff semblent le mieux résumer les choses. Elles sont conformes à tout ce que nous 
savons de la morphologie des voies sphinctéro-motrices. Chez l’homme aussi, la para¬ 
lysie complète du nerf III, par un processus siégeant sur son trajet extra-cérébral, 
dilate fortement la pupille, et en produit l’immobilité. 
Les résultats si.variables de l’excitation du nerf III s’expliquent en ce que le ganglion 
ophtalmique, comme d’ailleurs tous les ganglions, cesse ses fonctions très tôt après 
l’arrêt de la circulation, longtemps avant les fibres nerveuses. Enfin, l’empoisonnement 
du seul ganglion ciliaire par la nicotine (Langley et Dickinson, Langley et Andersohn, 
Langendorff, Marina), ou encore l’injection de nicotine dans l’orbite, aux environs du 
ganglion (Hirschberg, Marina), chez les mammifères supérieurs, a les mêmes effets 
pupillaires que la section du nerf oculo-moteur commun. 
Ce faisceau de faits démontre que les voies sphinctéro-motrices se comportent 
absolument comme n’importe quelle voie motrice du grand sympathique. 
Toutes les voies motrices sphinctériennes sont donc interrompues dans le ganglion 
ophtalmique. Au delà du ganglion, elles suivent la voie des nerfs ciliaires courts, qui au 
nombre de cinq ou six abordent l’œil par son pôle postérieur, autour du nerf optique. 
D’après Fr. Franck, il se pourrait que l’un ou l’autre de ces nerfs n’en renfermât 
pas. Il résulte'aussi des recherches de Cl. Bernard, confirmées par d’autres auteurs, 
que chaque nerf ciliaire innerve seulement un segment du sphincter, celui situé de 
son côté, absolument comme les nerfs ciliaires sensibles inuervent chacun un segment 
correspondant (de la cornée notamment)., 
Nature du ganglion ophtalmique ou ciliaire. — Nous avons à rendre compte de 
diverses expériences qui ont abouti à la conclusion que les voies sphinctéro-motrices 
présentent toutes une interruption cellulaire dans le ganglion ophtalmique. En second 
lieu se pose la question de savoir si toutes les cellules du ganglion appartiennent à des 
neurones sphinctéro-moteurs, si peut-être quelques-unes ne sont pas intercalées sur 
le trajet des fibres sensibles. Cela nous mène à là question de savoir si le ganglion doit 
être envisagé tout ou partie comme un ganglion sympathique, ou bien comme l’homo¬ 
logue d’un ganglion intervertébral, p. ex. du ganglion de Gasser. 
a) D’abord, toutes les voies sphinctéro-motrices passent par le ganglion, car son 
extirpation produit les mêmes phénomènes pupillaires que la section du nerf III (ou 
de tous les nerfs ciliaires courts). 
b) Les voies sphinctéro-motrices du tronc nerveux sont toutes interrompues dans 
le ganglion : cela résulte des expériences d’ApoLANT, confirmées par Marina et Lodato. 
Apolant trouva que la dégénérescence descendante des fibres du tronc, consécutive à la 
section du nerf III dans l’espace interpédonculaire, se propage jusqu’au ganglion, mais 
ne dépasse pas cette limite, ne s’étend pas dans les nerfs ciliaires courts. Les axones 
sphinctéro-moteurs, issus du noyau de l’oculo-moteur, ne dépassent donc pas le gan¬ 
glion. Inversement, l’éviscération de l’œil ou la section des nerfs ciliaires (Marina, Bach) 
n’est suivie de dégénérescence rétrograde que jusqu’au ganglion. 
Nous avons dit que l’injection de nicotine dans l’orbite, ou son application directe 
sur le ganglion, produit passagèrement les mêmes effets pupillaires que l’ablation du 
ganglion ou la section du tronc du nerf III. Or, d’après les recherches de Langley et de 
ses élèves, la nicotine n’entame pas le fonctionnement des fibres nerveuses, mais elle 
abolit celui des cellules nerveuses. Après empoisonnement du ganglion ciliaire, l’exci¬ 
tation du tronc du nerf III ne resserre plus la pupille, tandis que l’excitation des nerfs 
ciliaires a encore cet effet. 
Ces deux ordres d’expériences prouvent l’un et l’autre que toutes les voies sphinc¬ 
téro-motrices sont interrompues dans le ganglion. 
c) Certaines cellules du ganglion n’appartiennent-elies pas à des fibres sensibles, 
qui rejoindraient le ganglion par sa longue racine? — De telles fibres pénètrent certai¬ 
nement dans le ganglion; mais, au dire de Michel notamment, elles le traverseraient 
sans être interrompues par des cellules. 
Cependant, Bernheimer, après avoir cautérisé chez le singe les plans antérieurs de la
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.