Bauhaus-Universität Weimar

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RIS. 
Précisons maintenant un peu mieux les trois parties intervenant dans le réflexe 
rétino-spliinctérien, à savoir le nerf- moteur, la voie centripète et le centre réflexe. 
5° Le nerf oculo moteur commun est le nerf sphinctéro-moteur. — Il résulte 
des recherches de tous les auteurs, non seulement que le nerf III est le nerf moteur du 
muscle sphincter de la pupille, mais encore que c’est le seul nerf sphinctéro-moteur. 
CeS voies motrices passent toutes par le ganglion ciliaire ou ophtalmique, puis gagnent 
l’intérieur de l’œil par des nerfs ciliaires courts. 
A première vue, rien ne paraît plus simple que la recherche du nerf animant un 
muscle : sa section doit paralyser le muscle (en l’espèce, dilater la pupille), et l’excita¬ 
tion de son bout périphérique doit contracter le muscle (c’est-à-dire ici resserrer la 
pupille). 
La démonstration des propositions précédentes s’est toutefois heurtée sur le terrain 
iridien à de nombreuses difficultés, qui n’ont été vaincues que récemment. Voici comment. 
Pour un nerf moteur ordinaire, la voie nerveuse motrice périphérique est consti¬ 
tuée par un seul axone, étendu depuis le noyau d’origine cérébro-spinal du nerf jusqu’au 
muscle. Mais les voies sphinctéro-molrices, analogues en cela à toutes les voies motrices 
sympathiques, ne sont pas aussi simples. Les voies motrices sympathiques naissent 
toutes dans la substance grise de la moelle, mais, dans leur trajet elles sont interrom¬ 
pues par des cellules nerveuses, c’est-à-dire que ces voies motrices sont composées de 
deux (ou de trois) neurones superposés, articulés entre eux. Les voies motrices sympa¬ 
thiques sont interrompues dans les ganglions sympathiques. De même toutes les voies 
sphinctéro-motrices sont interrompues dans le ganglion ciliaire. Elles sont composées 
chacune de deux neurones moteurs, l’un plus central, étendu depuis le noyau (mé- 
sencéphalique) de l’oculo-moteur jusque dans le ganglion ciliaire, l’autre périphérique, 
étendu depuis ce ganglion jusqu’au muscle. Les cellules du premier neurone sont cer¬ 
taines cellules du noyau d’origine du nerf III, les cellules du second neurone sont celles 
du ganglion ciliaire. Les deux s’articulent ensemble, à la manière habituelle, dans le 
ganglion ophtalmique. 
Souvenons-nous maintenant que les cellules nerveuses cessent leurs fonctions, sous 
l’influence d’un arrêt de la circulation par exemple, bien avant les fibres nerveuse», et 
nous comprendrons les résultats pupillaires extraordinaires, contradictoires même, 
obtenus par les auteurs qui ont expérimenté sur le nerf III. 
La section du nerf III dans le crâne, outre qu’elle paralyse tous les muscles striés 
innervés par ce muscle, dilate la pupille, souvent après un resserrement initial (trau¬ 
matique?) survenant à l’instant de la section. La pupille est maintenant immobile ou à 
peu près ; le réflexe lumineux est totalement supprimé. Il en est de même, chez l’homme, 
de la pupillo-constriction synergique avec la convergence, en cas de paralysie du 
nerf III. Enfin, les réflexes pupillo-dilatateurs (périphériques et cérébraux) sont abolis. 
— Les mêmes effets résultent de l’extirpation (et de la paralysie nicotinique du 
ganglion ciliaire, ainsi que de la section des nerfs ciliaires courts. Seulement la dila¬ 
tation est alors plus forte que dans le cas de paralysie ou de section du tronc du 
nerf III. Le ganglion ciliaire exerce-t-il donc un certain tonus automatique sur le 
sphincter ? 
Les effets pupillaires de l’excitation électrique du bout périphérique du nerf III ont 
donné lieu à beaucoup de discussions. Herbert Mayo (1823) le premier a obtenu un 
resserrement de la pupille par l’excitation du tronc du nerf. Mais ni Cl. Bernard, ni 
Longet n’obtinrent des résultats identiques. Aux mains de Cl. Bernard, l’excitation du 
tronc ne donnajpas d’effet pupillaire, tandis que celle des nerfs ciliaires courts produisit 
une constriction pupillaire énergique. D’autres auteurs (Ballit et Consiglio, Angelucci) 
trouvèrent l’excitation du nerf inefficace, ou à peu près, si elle est portée dans l’espace 
interpédonculaire ; mais ils obtinrent une forte constriction de la pupille en excitant 
le nerf dans le sinus caverneux. Angelucci soupçonna que dans ce dernier cas, l’excita¬ 
tion aurait en réalité porté sur les nerfs ciliaires courts. 
Langendorfp enfin montra qu’une excitation intracrânienne de l’oculo-moteur 
commun, sur l’animal bien vivant, fait contracter tous les muscles innervés par le 
nerf, y compris le sphincter de la pupille. Mais, très tôt après la mort, la même 
excitation, tout eu contractant les muscles striés innervés par le nerf, est sans effet sur
        

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