Bauhaus-Universität Weimar

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IRIS. 
15° La pupille dans l’agonie; 
16° La pupille dans l’asphyxie; 
17° La pupille dans la narcose; 
18° Mydriatiques et myotiques. Atropine. Cocaïne. Esérine. Pilocarpine. 
19° Rôle absorbant de l’iris. 
1° Quelques détails anatomiques. — L'épaisseur de l'iris varie dans des limites 
très larges, selon le degré de contraction ou d’étalement de la membrane. Le bord 
pupillaire repose sur le cristallin, qui le repousse un peu en avant, au-devant de 
1 insertion ciliaire. L’iris glisse donc sur le cristallin lors des variations incessantes du 
diamètre pupillaire. Entre le bord iridien et le cristallin, il y a une fente virtuelle pour 
le passage de l’humeur aqueuse hors de la chambre postérieure dans la chambre anté¬ 
rieure. Au devant de l’iris il y a la chambre antérieure; derrière elle la chambre pos¬ 
térieure, remplies toutes les deux d’humeur aqueuse. L’iris plonge donc continuelle¬ 
ment dans l’humeur aqueuse. 
Anatomiquement, l’iris est composé de deux parties très distinctes, différant aussi 
par leur origine embryogénique : l’une de provenance épiblastique, ectodermique, ou 
encore rétinienne, et l’autre d’origine mésoblaslique. 
La partie épiblastique ou rétinienne de l’iris est donnée par une double couche de 
cellules épithéliales pigmentées, qui en tapissent la face postérieure, passant l’une dans 
1 autre contre le bord pupillaire. On donne quelquefois le nom d’« uvée » iridienne à 
cette double couche épithéliale pigmentée. Ces deux couches représentent le segment 
antérieur de la vésicule optique secondaire. La couche superficielle, postérieure, est 
composée de grosses cellules polyédriques. Les cellules de l’assise profonde, en couche 
continue chez 1 embryon, sont plus ou moins clairsemées chez l’adulte. Cette dernière 
couche donne naissance au muscle sphincter de la pupille et aux fibres de la couche 
de Bruch, c’est-à-dire du dilatateur de la pupille de certains auteurs. 
La partie mésoblastique de l’iris constitue la majeure partie de ce qu’on appelle le 
corps ou stroma de la membrane. Ce stroma (de môme que la choroïde) est en réalité 
une expansion de l’arachnoïde du cerveau. 11 est composé de vaisseaux nombreux, puis 
d’une gangue cellulo-fibreuse reliant les vaisseaux, et dont la constitution varie beau¬ 
coup d’une espèce animale à l’autre. C’est un assemblage de cellules réticulées, pigmen¬ 
tées, à prolongements plus ou moins transformés en fibrilles. Ce tissu est très lâche. 
Si l’on en excepte les deux limitantes (où le tissu est plus condensé), il constitue avec 
les vaisseaux une éponge vasculaire très lâche. Suivant le plan médian de l’iris, ce tissu 
est même tellement raréfié chez l’homme qu’on est en droit de parler d’une fente 
interstitielle (incomplète) qui divise l’iris en deux feuillets, un antérieur et un posté¬ 
rieur. On pourrait considérer aussi les vaisseaux iridiens comme suspendus à peu près 
librement dans une fente centrale plus ou moins parfaite, délimitée par les deux limi¬ 
tantes. La face antérieure de l’iris est tapissée par un endothélium. Elle porte (chez 
l’homme) vers le bord ciliaire et vers le bord pupillaire des ouvertures ou stomates qui 
livrent accès à l’humeur aqueuse vers la fente interstitielle, aux fins de résorption. 
Vers le bord pupillaire et jusque tout contre ce bord, les plans postérieurs de l’iris 
renferment un muscle indiscutable, à fibres contractiles lisses (chez les mammifères), 
disposées circulairement autour de la pupille. Ce « muscle sphincter de la pupille » a 
chez l’homme une étendue (radiaire) de 0mm40 à 0mm80, selon l’état de contraction de la 
pupille. 11 est moins large quand la pupille est dilatée. L’épaisseur du muscle est de . 
0mm10 environ. Chez les carnassiers notamment, le muscle sphincter est notablement plus 
développé (que chez l’homme); il occupe jusqu’au tiers de toute l’étendue iridienne. Il 
est très développé chez la loutre et le castor, mais chez les hei’bivores et les rongeurs 
il n atteint pas le développement qu’il a chez l’homme. — Chez les oiseaux et les rep¬ 
tiles, ses éléments contractiles sont striés. 
Il résulte des recherches de Nussbaum ainsi que de celles de v. Szili, que nous avons 
pu confirmer, que le muscle sphincter dérive, embryogéniquement, de la rétine iri¬ 
dienne, c’est-à-dire de l’ectoderme, à peu près comme les fibres musculaires (lisses) des 
glandes sudoripares. Des le quatrième mois lunaire, le feuillet antérieur de la rétine 
iridienne produit contre le bord pupillaire et en avant une évagination, dont les cellules 
se transforment en fibres musculaires lisses.
        

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