Bauhaus-Universität Weimar

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INTESTIN. 
lations successives. Pendant ce temps, la couche longitudinale subit un relâchement 
assez accentué, si bien que le segment d’intestin considéré s’allonge notablement, 
comme dans un mouvement de reptation. 
Les effets intestino-moteurs provoqués par l’excitation du pneumogastrique sont 
donc plus complexes que ne l’avait admis Ehrmann. Si la contraction de la couche cir¬ 
culaire et le relâchement de la couche longitudinale constituent l’effet le plus durable 
de l’excitation nerveuse, ils ne constituent pas son effet unique. Avant de se relâcher, 
la couche longitudinale se contracte. Le fait est manifeste et reproduit pour l’intestin 
ce que, dans d autres recherches, nous avons observé pour l’estomac en excitant le 
même nerf. Il a sans doute échappé à Erhmann pour deux raisons : d’abord parce que 
la contraction de la couche longitudinale est relativement brève, si on la compare à 
celle de la couche circulaire ; ensuite parce quelle ne se produit à coup sûr que sous 
l’influence d’une excitation suffisamment intense. 
Quant a un relâchement concomitant de la couche circulaire, précédant la contrac¬ 
tion de celle-ci, nous ne l’avons pas observé aussi nettement sur l’intestin que sur la 
région pylorique de l’estomac. Mais il est légitime de penser que l’action du pneumo¬ 
gastrique doit être, au degré près, identique ici et là. D’ailleurs Bayliss et Starling, 
au cours de recherches postérieures aux nôtres, ont directement constaté le phénomène 
on question. 
En résumé, nous concluons que l’excitation du pneumogastrique fait contracter et 
relâcher alternativement la couche circulaire comme la couche longitudinale, de telle 
sorte que la contraction de l'une correspond toujours au relâchement de Vautre. L’ensemble 
de ces mouvements constitue précisément ce qu’on a appelé le péristaltisme intestinal. 
Quel que soit le mécanisme intime de ce dernier, sa mise en jeu se trouve donc 
dépendre essentiellement du pneumogastrique. 
h) Nerf érecteur sacré. — Pour la partie inférieure du gros intestin, le pneumogas¬ 
trique cède, on le sait, ses fonctions motrices au nerf érecteur sacré. C’est ce dernier 
qui préside aux mouvements péristaltiques du côlon descendant et aux mouvements 
expulsifs du rectum (défécation^. Les mouvements expulsifs ne différent, d’ailleurs, des 
mouvements péristaltiques proprement dits que par leur intensité plus grande. Mais 
leur mécanisme est analogue. Ici et là, en effet, la contraction apparaît d’abord dans 
les fibres longitudinales, ensuite dans les fibres circulaires. Cependant, d’après nos 
expériences, elle est surtout marquée au niveau des fibres longitudinales, où elle con¬ 
stitue non seulement l’effet primitif, mais encore l’effet dominant de l’excitation du nerf 
érecteur. La contraction des fibres circulaires ne peut néanmoins être mise en doute; 
mais elle se produit toujours après celle des fibres longitudinales, et non pas en même 
temps, comme l’ont admis Langley et Anderson. En un mot, faction motrice du nerf 
érecteur sacré sur le rectum est absolument comparable à celle du pneumogastrique 
sur l’intestin grêle. 
Dès lors, il est permis de se' demander si le premier de ces nerfs, à côté de son
        

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