Bauhaus-Universität Weimar

INTESTIN. 
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pine, mais très loin d’elle quant à la rapidité et à l’efficacité de leur action : le chloro¬ 
forme, le chloral, l’éther, la morphine. L’action de cette dernière substance a, d’ail¬ 
leurs, ete le sujet de nombreuses discussions entre physiologistes. D’après Nothnagel 
une petite dose de morphine, en injection intra-veineuse, suspend les mouvements 
péristaltiques, tandis qu’une dose plus forte les fait reparaître. Il explique ce fait d’ap¬ 
parence paradoxale, en admettant que les nerfs inhibiteurs de l’intestin sont excités 
dans le premier cas, paralysés dans le second, opinion que Salvioli, puis Pal et Bergrün 
ont confirmée.dans une certaine mesure. Par contre, cette manière de voir n’est nas 
partagée par Jacobj. Plus récemment enfin, Vamossv n’a pu constater, en injectant une 
forte dose de morphine, le retour des mouvements péristaltiques abolis par une première 
injection. 1 
Influence du système nerveux. - l» Plexus ganglionnaires périphériques - 
Alors même qu il est complètement séparé du corps, l’intestin continue à présenter des 
mouvements rythmiques pendant un certain temps. Cette propriété, qu’il partage avec la 
plupart des organes viscéraux de même structure, est-elle due aux nombreux ganglions 
nerveux disséminés sur toute sa longueur et formant un plexus ininterrompu (plexus 
d Auerbach) entre ses deux tuniques musculaires? On sait à quelles discussions a donné 
lieu la persistance des mouvements du cœur dans les mêmes conditions. Après l’avoir 
attribuée d abord à l’action des ganglions intra-cardiaques, on est arrivé, à la suite des 
recherches entreprises dans ces trente dernières années, à en faire une propriété pure¬ 
ment musculaire. Bien que la disposition anatomique du plexus d’AuERBACH ne per¬ 
mette pas de soustraire à l’influence nerveuse, comme on a pu le faire pour le muscle 
cardiaque, toutou partie des muscles intestinaux, on est autorisé, par analogie à appli¬ 
quer a 1 intestin les données acquises pour le cœur. 1 ^ 
Il convient, d'ailleurs, de rappeler à ce propos les recherches bien connues d’En- 
gelmann Daus une première série d'expériences, cet auteur avait constaté qu’un ses- 
’ mhen ,soIé ,de 1 "r,eï,re,.eXCité mécaniïuement> présente des mouvements péristaltiques 
absolument semblables a ceux de l'organe intact, bien que ses parois soient dépourvues 
de tout ganglion ou filet nerveux. Il fut donc conduit à admettre que le péristaltisme 
se produit normalement sans l’intermédiaire du système nerveux, c’est-à-dire est 
fonction du muscle lui-même. Etendant cette théorie à l’intestin, dans un travail 
ultérieur, il invoqua surtout en sa faveur l’existence des mouvements antipéristaltiques 
dont il démontra la réalité et qui, communs à l’uretère et au tube inslestinal, lui 
semblaient completer le rapprochement entre ces deux organes. Il admit, en résumé 
que les contractions du second sont indépendantes du système nerveux, comme les 
contractions du premier. 
Sans vouloir diminuer l’intérêt des faits mis en lumière dans cette dernière série de 
recherches, il est permis de dire qu’ils n’ajoutent aucune preuve directe aux raisons 
d analogie qui conduisent à attribuer à la fibre musculaire de l’intestin les mêmes 
propriétés quaux fibres musculaires du cœur et de l’uretère. Or on sait que la pointe 
du cœur isolée demeure immobile, en l’absence d’une excitation, physique ou mécani¬ 
que apte a provoquer ses contractions, tout comme le segment d’uretère séparé du 
reste de 1 organe. Dans les mêmes conditions au contraire, c’est-à-dire sans cause 
apparente, l’intestin détaché du corps continue à battre pendant un certain temps de 
meme que la base du cœur. Pourquoi, sinon parce qu’il conserve, comme celle-ci 
dans 1 épaisseur de ses parois, des cellules ganglionnaires qui lui donnent l’incitation 
motrice creee in situ (Ranvier)? On peut donc dire avec François-Franck que, si les 
ganglions ne sont pas les organes producteurs du mouvement rythmique ils en sont 
les organes d’entretien et de régulation. En d’autres ternies, le mouvement rythmique 
est une propriété musculaire, mais sa mise en fonction est l’œuvre des plexus ganglion¬ 
naires. ° ° 
, res,te’ 11 faut distinguer le rythme proprement dit du péristaltisme, puisque l’un 
n est que la succession de plusieurs contractions séparées par des intervalles plus ou 
moins rapprochés, tandis que l’autre est la propagation de haut en bas d’une même 
contraction. D’après plusieurs auteurs contemporains, le premier serait seul une pro¬ 
priété musculaire, le second devant être considéré au contraire comme un mouvement 
reflexe ganglionnaire.
        

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