Bauhaus-Universität Weimar

560 
INTESTIN. 
Parmi les autres excitants chimiques, les sels d’ammoniaque agiraient seuls comme 
les seIs de soude Par contre, les sels de magnésie et de calcium, l’alun officinal, le 
sulfate de cuivre, le nitrate d’argent, l’acétate de plomb déterminent une simple con¬ 
striction locale, comme les sels de potasse, mais à un degré beaucoup moindre. 
à nonvp»rMp10"'60h T0? t pUblié deS exPériences <ïui> outre qu’elles confirment 
a nouveau les résultats de Nothnagel, nous apportent des renseignements sur l’action 
lT,fWinnTr de poisons non étudiés par ce dernier. Voici les résultats auxquels 
dWlf? a!' eT;*lt chloroforme’ l’atropine, la morphine, la cocaïne, le nitrite 
d arnyle, la codeine affaiblissent ou arrêtent les mouvements péristaltiques; l’alcool, 
cil I06’ la1m^SCarm/’la,nicotine, la physostigmine, la vératrine agissent au contraire 
stafifimpf fv !,deiS0Ud1e; ° est-à~dlre Provoquent ou augmentent les mouvements péri- 
Lfslent pnri1 ? le iUiate de ChaUX’ le camPhre’ la ca^ne, la digitaline, la spartéine 
agissent comme les sels de potasse, c’est-à-dire ne produisent que des contractions locales. 
ünfin, ÜEDON et Fleig ont montré l’importance du bicarbonate de soude et du 
t ZZ ^ CiC1rm T1”! TitantS d6S contracti^s péristaltiques. En plongeant un 
fragment d intestin grêle de lapin dans une solution de Locke, modifiée et complétée 
de la façon suivante : chlorure de sodium 6 grammes, chlorure de potassium 0 gr., 3, 
chlorure de calcium Ogr., 1, sulfate de magnésie Ogr., 3, phosphate de soude Ogr., 5, 
î noo 6 v \ Sr”5’ glUC°Se 1 gramme’ oxygène à saturation, le tout pour 
1 000 grammes d eau a la température de 37«, ils ont vu les mouvements péristaltiques 
persister de 9 a 12 heures. Au contraire, dans ce même liquide dépourvu de bicarbonate 
de soude et de chlorure de calcium, ou seulement de ce dernier sel, les mouvements 
r ent pas a disparaître, et l’mtestm devient complètement inerte. Mais il suffit 
d ajouter au liqmde le sel qui manquait pour voir reparaître les mouvements intesti¬ 
naux, meme apres plusieurs heures d’immobilité. 
4° Agents physiologiques. — A l’état normal, l’intestin n’entre guère en mouvement 
que pendant la digestion, sous l’influence des aliments. Ceux-ci sont ses véritables 
excitants physiologiques, comme le sang est l’excitant physiologique du cœur. Admise 
depuis de longues années, cette notion a été bien mise en évidence par Braam-Houck- 
geest. En effet, cet auteur a vu nettement que, plongé dans le bain salé, c’est-à-dire 
soustrait a toute excitation extérieure, l’intestin d’un animal à jeun depuis vingt-quatre 
heures ne présente aucun mouvement. A son tour, Jacobj a montré que, lorsque le jeûne 
est prolonge pendant deux ou trois jours, les excitations extérieures elles-mêmes, 
qu elles agissent directement ou par l’intermédiaire du système nerveux, sont impuis¬ 
santes a provoquer 1 apparition des mouvements péristaltiques. Par contre, lorsqu’une 
s est écoulé que trois ou quatre heures depuis le dernier repas, les mouvements de l’intes¬ 
tin plonge dans le bain sale peuvent être intenses (Braam-Houckgeest). Cet intervalle de 
quelques heures entre l’ingestion des aliments et le début des mouvements intestinaux, 
admis par la plupart des auteurs, correspond à la période de chymification stomacale, 
pendant laquelle 1 intestin reste plus ou moins immobile. Schiff a soutenu, en outre 
que les contractions de ce dernier ne sont pas la conséquence immédiate de l’arrivée des 
matières alimentaires dans le duodénum, mais sont dues à l’intervention d’un facteur 
secondaire, a savoir 1 hyperémie provoquée par le contact du chyme avec la muqueuse 
intestinale. Nous verrons plus loin ce qu’il faut penser de cette manière de voir. 
La bile, dont l’excrétion est également provoquée par le déversement du chyme dans 
iintestin, a-t-elle une influence sur les mouvements péristaltiques? Schiff a autrefois 
résolu la question par la négative. Depuis, Fübini et Luzzati, d’une part, Bokai, de l’au¬ 
tre ont affirmé qu’une injection de bile dans l’intestin accélère notablement ses con¬ 
tractions. Mais Eckhard conteste le bien fondé de leurs observations. D’après lui, la bile 
n apas d influence excitante spéciale, et si, injectée en grande quantité dans l’intestin, 
elle peut en exagérer les contractions normales, il s’agit là d’une excitation purement 
mécanique, laquelle serait aussi bien réalisée par tout autre agent. 
L influence de la bile mise à part, l’excitation exercée sur l’intestin par les matières 
alimentaires n est pas seulement d’ordre mécanique, elle est encore d’ordre chimique. 
Un sait, en effet, que les fermentations digestives donnent normalement naissance à un 
grand nombre d acides : lactique, butyrique, acétique, qui prennent naissance dans 
1 intestin grele; propionique, caprique, caprilique, valérique, etc., qu’on rencontre, en
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.