Bauhaus-Universität Weimar

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INTESTIN. 
Flemming et ses élèves la désignent sous le nom de couche germinative. Le follicule clos 
possède une circulation spéciale ; il est entouré par un système de vaisseaux réticulés 
envoyant dans sa profondeur des capillaires qui convergent vers le centre ; il y a de 
même un réseau lymphatique propre, souvent développé en un véritable sinus entou¬ 
rant le follicule. 
Le chorion de la muqueuse est limité, comme nous l’avons dit plus haut, par la 
muscularis mucosæ ; c’est une couche musculaire formée par deux assises de fibres mus¬ 
culaires lisses ; l’une, interne, est circulaire; l’autre, externe, est longitudinale. Cette 
couche musculaire est interrompue parles follicules clos qui la traversent et pénètrent 
dans la tunique celluleuse. 
2° Tunique celluleuse.— La tunique celluleuse est constituée par un feutrage de fibres 
conjonctives qui s’entre-croisent dans tousles sens; on y constate la présence d’une 
certaine quantité de fibres élastiques. 
3° Tunique musculeuse. — La tunique musculeuse se compose de deux plans de fibres 
musculaires lisses; le plan superficiel est assez mince, les fibres sont placées longitu¬ 
dinalement; le plan profond est beaucoup plus fort et épais : il est formé par des fibres 
circulaires. Ces deux systèmes sont continus dans toute la longueur de l’intestin. 
4° Tunique séreuse. — La tunique séreuse est le feuillet viscéral du péritoine ; elle 
est formée par un endothélium reposant sur une charpente conjonctive. 
L’intestin est très abondamment irrigué par le sang ; les artères, naissant de diverses 
sources (voir les traités d'anatomie), abordent l’intestin par le bord mésentérique; 
elles cheminent d’abord entre la séreuse et la musculeuse. Puis, passant à travers cette 
couche, elles arrivent à la couche sous-muqueuse; là, elles se divisent en branches 
rayonnantes formant des sortes d’étoiles qui se rendent aux follicules clos, aux glandes 
de Lieberkühn et aux villosités. Dans la villosité elles donnent une artère centrale qui 
se dirige dans l’axe, et se résout en un réseau de capillaires à mailles étroites; l’endo¬ 
thélium de ce réseau présente ce fait intéressant que ses cellules ne sont pas séparées 
les unes des autres : elles gardent les caractères embryonnaires. Les capillaires se réu¬ 
nissent dans deux veines qui suivent le trajet des artères. 
Les lymphatiques présentent un intérêt spécial, car ici leur lymphe est particulière : 
c’est le chyle absorbé par les cellules; ils portent pour cette raison le nom de chyli¬ 
fères. Ils prennent naissance dans les villosités lamelleuses, sous le réseau capillaire 
par des extrémités closes à formes variées, bourgeons ampullaires, doigts de gant, 
pointes effilées; dans les villosités digitiformes, on ne voit qu’un large chylifère cen¬ 
tral; ces chylifères se disposent en un réseau sous-muqueux qui reçoit aussi les lym¬ 
phatiques des follicules clos. De ce réseau partent deux ordres de vaisseaux : les uns 
vont rejoindre un réseau situé entre les deux couches musculaires; les autres se jettent 
dans un réseau sous-séreux développé surtout au bord mésentérique de l’intestin; les 
premiers vont aussi rejoindre ce réseau; les chylifères qui se forment à ce niveau se 
répandent dans le mésentère, et après avoir traversé les ganglions mésentériques abou¬ 
tissent aux groupes ganglionnaires préaortiques; de là, le chyle gagne la Citerne de 
Pecquet, le canal thoracique et la veine sous-clavière gauche. 
Les nerfs proviennent du plexus solaire. Ils se résolvent sous le péritoine en un 
réseau, le réseau sous-péritonéal ; de là les fibres traversent la couche des fibres longi¬ 
tudinales, et, entre elle et la couche transversale, se disposent en un plexus, le 
plexus d’AuERBACH, qui innerve les fibres lisses. Ce plexus est riche en cellules ganglion¬ 
naires multipolaires ; chaque nœud est un ganglion. Un certain nombre de rameaux 
traversent la couche circulaire et forment dans la couche sous-muqueuse un 
deuxième plexus, le plexus de Meissner; les nerfs issus de ce plexus se rendent aux 
fibres de la muscularis mucosæ, s’élalent en réseau autour des glandes de Lieberkühn et 
iraient constituer dans la villosité un réseau sous-basal à mailles très fines. 
T elle est la structure du jéjuno-iléon chez l’homme : le duodénum en diffère légère¬ 
ment par la présence de glandes spéciales, les glandes de Brunner. Ces glandes 
s’étendent entre le pylore et l’ouverture des canaux cholédoque et pancréatique 
(ampoule de Vater). Elles sont analogues aux glandes pyloriques et l’on pourrait englo¬ 
ber ces deux groupes sous la même dénomination de glandes gastro-duodénales. Ce 
sont des glandes tubuleuses ramifiées. Chez l’homme, on peut les diviser en deux
        

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