Bauhaus-Universität Weimar

INSECTES. 
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sont dues généralement à des poils, à la base desquels s’ouvrent des glandes à venin 
unicellulaires, et qui se brisent avec facilité; le venin se déverse à l’extérieur, soit par 
rupture de 1 extrémité du poil, soit par des orifices spéciaux (Leidig, Keller, Packard, 
Cholodkovsky, Igenitsky, Holgrem). D’après Berlese, il n’y a jamais interruption com¬ 
plète delà cuticule, ni de perforations réelles; mais la sécrétion s’échappe par osmose 
au travers de la cuticule amincie, ainsi que cela se présente pour les glandes ciripares 
et Jaccipares. Réaumur, Goossens (1881), et plus récemment Beille (1896), ont fait 
connaître en détails le curieux mécanisme des organes urticants des chenilles des 
Bombycides et en particulier de la chenille du Bombyx processionnaire du Pin (Cne- 
thocampa pytiocampa). Ces organes sont représentés par de grandes boutonnières ova¬ 
laires transversales, vivement colorées, situées sur la partie dorsale des segments et 
connues sous le nom de miroirs; si la chenille est excitée, les lèvres s’écartent et le 
miroir devient proéminent; or sa surface est tapissée de poils urticants très petits qu 
se séparent avec la plus grande facilité et qui emportent dans leurs canalicules une petite 
quantité de venin sécrétée parla glande qui se trouvait à leur base; en outre, d’autres 
grands poils barbelés existent sur les lèvres du miroir; par suite des mouvements de 
la chenille, ces poils s’inclinent, et certains d’entre eux, agissant comme des leviers, 
pénèti ent entre les petits poils du miroir et enlèvent en se relevant une quantité de ces 
flèches minuscules que le moindre souffle suffit, alors à disperser1. 
La nature de la substance urticante reste encore mal connue. Les recherches de 
oossens et de Fabre semblent écarter, au moins pour les chenilles processionnaires, 
opinion d’après laquelle il s’agirait d’acide formique, et, d’après les réactions chi¬ 
miques et physiologiques, il faut admettre que la substance active doit être voisine de 
la cantharidine. 
Labre a reconnu que cette substance, facilement séparable par 1 ether, existe dans le 
sang de la Chenille processionnaire du Pin et peut être excrétée en quantité considé¬ 
rable par le tube digestif, puis être rejetée avec les excréments. C’est là, du reste, une 
propriété assez répandue chez les Insectes, et, en traitant par l’éther les produits d’excré¬ 
tion rejetés par des types fort divers (Cetonia, Tenthredo, Gryllus, etc.), au moment de 
1 éclosion, Fabre a obtenu une substance irritante semblable. Le mal de bassine, dent 
sont atteintes parfois les magnanarelles ou les ouvrières qui manient les codons pour 
la filature a une origine semblable : la cause doit en être recherchée dans les excré¬ 
ments du Ver a soie. Ces constatations ont conduit Fabre à nier la réalité de glandes à 
venin déversant leur produit à l’intérieur des poils urticants; et ces derniers, d’après 
lui ne doivenl leurs propriétés qu’à ce fait qu’ils sont extérieurement imprégnés de la 
substance irritante, qui est rejetée dans le nid avec les excréments des chenilles : seules 
les chenilles pourvues de poils et vivant en société dans des nids jouiraient ainsi de la 
propriété de fixer cette substance sur leurs téguments et de devenir par elles-mêmes 
urticantes. Les poils a glandes venimeuses ont été pourtant décrits par trop de bons obser- 
^l_eï™ pÇur on P«lsse n,er leur existence. Aussi est-il très probable que la sécrétion 
par des glandes se déversant a l’intérieur de poils spéciaux et l’excrétion par Je tube 
digestif doivent concourir pour déterminer les phénomènes d’urtication, l un ou l’autre 
de ces deux processus dominant ou devenant exclusif suivant les espèces que l’on considère. 
nrnrheCtemmeni Ty^zer a étudié l’action pathologique de la substance urticante 
produite par la chenille du Liparis chrysorrhœa et montré qu’elle a une action très 
énergique sur les globules rouges. 
wt/68 5landf1légumentaire5 à sécrétions toxiques ou répulsives, il existe, chez 
es Insectes des glandes a propriétés attractives ou servant à la reconnaissance des 
ndividus entre eux. Les écaillés modifiées et odorantes (androconies), que l’on trouve 
groupées en champs réguliers à la face supérieure des ailes chez lis mâle, de nom! 
deux sexes don' °! à diverS (Organe) qui se rencontrent dans 
reoroduction * Ieurs odeurs caractéristiques en rapport avec la 
reproduction. Chez 1 Abeille, 1 organe de Nassonoff, placé entre les 5* et 6e tergites 
1. D’après Fabre, ce sont les bords des boutonnières qui fournisse 
urticante; ils agiraient comme des lèvres qui, bâillant et se refermai 
aux dépens de leurs barbiches. 
en s’épilant, la poussière 
ne cesseraient de moudre 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME IX. 
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