Bauhaus-Universität Weimar

INSECTES. 
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injecté dans l’intestin et conduit probablement par des contractions antipéristaltiques 
jusqu’aux crochetsmandibulaires. 
Les larves de Fourmilion et d’Hémérobe, qui présentent une disposition de la bouche 
et des crochets très conforme à celle des larves de Dytiques se nourrissent très proba¬ 
blement d’une façon semblable. 
Les larves de Mouches déterminent la liquéfaction de la viande au milieu de laquelle 
•elles se trouvent placées et hâtent sa décomposition. On a pensé que cette action était 
due au rejet par la larve d’une substance douée d’un pouvoir digestif s’exerçant à l’exté¬ 
rieur et analogue à la pepsine (voir : J.-H. Fabre, Souvenirs entom., 10e série, 259). 
Le rôle des ferments sécrétés par l’Insecte paraît toutefois secondaire ou nul et Güyénot 
n’a obtenu aucune digestion d’albuminoïdes, d’amidon ou de graisse avec des extraits 
provenant de larves broyées de Lucilia cœsar ou d’organes digestifs isolés du même 
Insecte. Ce sont les microrganismes qui se chargent du travail de liquéfaction et de 
digestion. Les larves et les microbes vivent en symbiose : les larves, se nourrissant 
exclusivemeut par succcion, ensemencent de tous côtés les microbes qui leur préparent 
leur bouillie alimentaire (Bogdanow, Guyénot). 
Les chenilles xylophages (Cossus ligniperda) rejettent par la bouche une sécrétion 
•qui exerce une action corrosive sur le bois et permet aux mandibules de l’attaquer plus 
facilement (Lyonnet, Henseval) et il en est vraisemblablement de même pour beaucoup 
de larves xylophages. Chez les Hémiptères phytophages,la salive est injectée d’une façon 
analogue dans les tissus des plantes : elle détermine souvent des effets toxiques (galles, 
troubles physiologiques); mais elle aurait en outre pour fonction de dissoudre au moyen 
d’une diastase les parois de cellulose des cellules végétales et peut-être de commencer 
•la digestion des grains d’amidon qui y sont enfermés (Künckel, Bugnion). 
IX. - CIRCULATION. 
1° Physiologie de l’appareil circulatoire. —Le cœur est représenté par un tube 
•contractile, connu sous le nom de vaisseau dorsal, qui s’étend suivant la ligne dorsale et 
médiane du corps et baigne dans un sinus péricardique. Il est formé d’une série de 
ventriculites séparés les uns des autres par des étranglements et au nombre de 5 à 8 en 
moyenne (fig. 41 et 42). Ces ventriculites communiquent entre eux, au moyen d’orifices 
présentant des replis valvulaires dirigés d’arrière en avant; chacun d’eux communique 
d’autre part avec le sinus péricardique par deux orifices ou ostioles placés latéralement 
et pourvus de valvules infléchies de dehors en dedans. Ce cœur, formé de fibres muscu¬ 
laires striées annulaires comprises entre deux tuniques conjonctives, se termine en cul- 
de-sac à sa partie postérieure; il ne s’étend guère que sur la région abdominale et se 
prolonge dans le thorax et vers la tête en une aorte qui peut se bifurquer, mais 
s’ouvre, en tout cas, largement et sans fines ramifications dans les lacunes inter¬ 
organiques de la région céphalique. 
La contraction du cœur se fait suivant une onde qui se propage d’arrière en avant, et 
une nouvelle onde peut commencer à l’extrémité postérieure avant que la précédente 
ait encore atteint l’aorte. 
Chaque ventriculite, au moment de la systole, chasse le sang dans celui qui se trouve 
placé immédiatement en avant et, au moment de la diastole, il reçoit le sang venant du 
•sinus péricardique; l’afflux du sang pénétrant par les ostioles est toujours plus consi¬ 
dérable dans la partie postérieure que dans la partie antérieure du vaisseau dorsal. Le 
sang s’écoule en avant par l’aorte pour se répandre dans le sinus neural ou ventral et 
dans la cavité périviscérale. Il y reçoit les produits absorbés ou élaborés par les organes 
digestifs qui sont déversés directement sans intermédiaire de lymphatiques dans la 
•cavité du corps, puis il revient dans le sinus péricardique en traversant les perforations 
que présente son plancher (diaphragme péricardique). Si ces perforations manquent, le 
sang revient parla partie postérieure du sinus péricardique (Orthoptères, d’après Kowa- 
(levsky, 1894). Outre le cœur, il existe parfois chez les Insectes des ampoules pulsatiles 
placées à la base des parties du corps les plus effilées où la circulation serait sans leur 
présence difficile. On en rencontre à la base des antennes chez les Ephémères (Vays- 
-sière, 1882), chez les Lépidoptères (Borgess, 1881 et Selvatico, 1887), chez divers
        

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