Bauhaus-Universität Weimar

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INSECTES. 
ommatidies comparables 
Fig. 31. — Schéma de la 
vision avec un œil composé 
eucône, suivant le type 
par apposition. 
Un objet vu par les trois 
ommatidies /, 2 et 3, se 
trouve divisé en 3 parties 
I, II et III se rapportant 
chacune au champ visuel de 
l’ommatidie correspondante; 
les lignes indiquent la mar¬ 
che des rayons n'arrivant 
au rhabdôme que lorsqu’ils 
s’écartent peu de l'axe 
de l’ommatidie. (D’après 
Hesse.) 
tels que les Abeilles, on 
de J. Pérez, de Peckham, 
à des petites chambres noires est, dans certains cas du moins, 
une condition qui doit favoriser la formation des images sur 
un même plan, quelle que soit la distance de l’objet (Vial- 
LANES). 
Chez certains Insectes tels que la Libellule la partie infé¬ 
rieure de l’œil, à éléments relativement courts et étroits, est 
adaptée à la vision des objets rapprochés, tandis que la partie 
supérieure, à éléments longs et larges, est adaptée à la vision 
des objets éloignés. La présence de quatre yeux composés 
chez Cloëon dipterum et chez le Bibio mâle est susceptible de 
recevoir une interprétation analogue. 
e) Perception des mouvements. — Les Insectes perçoivent 
beaucoup mieux les mouvements que Jes formes. 
D’après Exner, l’œil composé, par sa structure, se prête 
mieux à la perception des mouvements que l’œil des Verté¬ 
brés. Il fonctionne comme la périphérie de cet œil, où les 
déplacements des objets sont beaucoup mieux appréciés que 
les formes elles-mêmes. 
Dans l’œil composé, les images partielles des facettes voi¬ 
sines se mêlent toujours plus ou moins, et il se forme ainsi 
des cercles de diffusion tenant à différentes causes qui ont été 
étudiées par Exner. Certaines ommatidies dont l’axe principal 
rencontre l’objet extérieur seront vivement impressionnées et 
l’impression ira en se dégradant pour celles qui sont autour. 
Le plus faible déplacement de l’objet aura alors pour effet de 
changer simultanément l’état d’excitation d’un grand nombre 
d’éléments et il en résultera que l’Insecte percevra ce mouve¬ 
ment d’une façon très vive. On peut dire d’une manière géné¬ 
rale que, chez les Insectes, l’étendue du champ de la vision dis¬ 
tincte et la netteté de l’image se trouvent sacrifiées à la 
faculté d’apprécier les mouvements. 
Il est d’observation vulgaire que des Insectes, qu’il est 
difficile de saisir par un mouvement brusque, se laissent au 
contraire prendre facilement, si l’on s’approche d’eux avec 
une très grande lenteur. Beaucoup ne reconnaissent leur proie 
on leur ennemi que lorsque ces derniers se mettent en mou¬ 
vement. 
D’après Plateau, la distance à laquelle les mouvements des 
corps un peu volumineux sont distingués ne dépasse pas 
2 mètres. Elle est en moyenne de 1 m. 50 pour les Lépidop¬ 
tères diurnes, de 60 à 70 centimètres pour les Hyménoptères 
et les Diptères. Forel pense que les Insectes peuvent voir les 
mouvements de plus loin : on effarouche, par de simples 
mouvements, les Abeilles, les Papillons, les Libellules, les Cri¬ 
quets à plusieurs mètres de distance. 
f) Perception des couleurs. — Il importe dans cette étude 
de distinguer deux points : 
1° Les Insectes distinguent-ils les uns des autres des 
objets diversement colorés, et la couleur d’un objet peut-elle 
les aider à se diriger vers lui ? 
2° Les couleurs différentes ou lumières de diverses lon¬ 
gueurs d’onde déterminent-elles chez les Insectes des sensa¬ 
tions spécifiques, qui sont, sinon identiques, du moins ana¬ 
logues à celles que nous percevons? 
1° A la première question, du moin's pour certains Insectes 
peut répondre par l’affirmative. Les expériences de Lubbock, 
de Forel ne peuvent laisser place au doute.
        

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