Bauhaus-Universität Weimar

NSECTES. 
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terait delà décomposition du pigment rouge, conduisant à la formation d’une substance 
aromatique semblable à la tyrosine qui se transformerait elle-même sous l’influence 
d’une tyrosinase en colorant noir. 
Il est à noter que les pigments sont plus sombres dans les chrysalides, à mesure que 
l’évolution de ces dernières avance et en même temps leur dissolution devient de moins 
en moins facile. Ceci rappelle ce qui se passe pour les amidobenzols, où l’on constate 
que la couleur devient plus foncée et plus constante, à mesure que la molécule se 
condense et qu’il s’effectue une multiplication du radical (monoamidobenzol, jaune; 
diamidobenzol, orange; triamidobenzol, brun). Urech, à qui on doit cette remarque, 
croit que c’est à une loi physico-chimique analogue qu’il faut rapporter l’existence chez 
les Lépidoptères d’une évolution des couleurs passant des tons primitifs verdâtres ou 
jaunâtres aux tons plus élevés rouge et brun noir. 
D’après Slater, la coloration cuir de nombreux Insectes tels que diverses espèces 
de Dynastides, Mélolonthides, Elatérides, est due à la présence du tanin dans les 
téguments, celui-ci devant tirer son origine des végétaux dont se nourrissent les Insectes. 
Les pigments uriques sont assez fréquents dans les téguments des Insectes. Fabre a 
le premier signalé leur rôle dans la coloration des chenilles et de certains Orthoptères 
(Dectique, Ephippiger). Gowland Hopkins et Urech ont montré que la blancheur des ailes 
des Piérides est due à l’acide urique ; les couleurs jaunes, dans la même famille, sont 
dues aussi à un produit de désassimilation très voisin de cet acide. D’après Urech, cès 
pigments uriques dérivent directement de la chromatine des noyaux. 
La grande majorité des pigments des Insectes peuvent être actuellement considérés, 
à des degrés plus ou moins complets, comme des pigments intrinsèques, c’est-à-dire 
des produits de l’assimilation et de la désassimilation. Dans les cas, nombreux d’ailleurs, 
où des pigments d’origine végétale interviennent dans leur constitution, on ne doit pas 
perdre de vue la part très importaute qui revient aux facteurs internes de l’organisme 
et aux facteurs externes autres que la nourriture, pour la constitution des pigments 
tégumentaires. 
Entre mille exemples que l’on pourrait prendre, il suffit, pour le montrer, d’opposer 
aux Vanesses étudiées par M. von Linden le Botys verticalis dont la chenille se nourrit 
exactement de la même nourriture (Orties) que les chenilles de Vanesses, et chez lequel 
les processus internes aboutissent à une pigmentation claire sans aucun rapport avec 
celle des Vanesses. 
Les facteurs externes ont, de plus, une influence très grande sur des substances aussi 
malléables et protéiformes que les matières pigmentaires. Celle de la lumière et des 
rayons de diverses longueurs d’onde a été bien mise en évidence par les travaux de 
Poulton (1889), de Merrifield, de Schröder (1896) : les chenilles de Rumia crataegata 
élevées dans un vase foncé deviennent brunes; dans un vase clair, elles deviennent 
vertes; celles de Smerinthus ocellatus deviennent vert-jaunâtres claires, lorsqu’on les 
nourrit avec des feuilles cousues ensemble et retournées de façon à ne montrer que 
leur face inférieure blanchâtre, elles deviennent d’un vert bleuâtre foncé, si on les 
nourrit avec les mêmes feuilles montrant l’autre face d’un vert sombre. Pendant les 
quelques heures qui précèdent la transformation, chez Vanessa urticae, on peut obtenir, 
en variant la coloration du milieu environnant, des teintes diverses correspondant aux 
couleurs employées, à condition que ces dernières réalisent les teintes habituelles de 
l’entourage. Les yeux n’interviennent pas dans la genèse de cette modification; car elle 
se produit aussi bien lorsque les yeux de la chenille sont recouverts d’un vernis opaque 
(Poulton). Les expériences de Schröder ont porté sur la chenille de l’Eupithecia oblongata 
qui se nourrit de fleurs de différentes couleurs et qui peut être rouge, jaune, verte ou 
grise, suivant la couleur des fleurs qui servent à l’alimenter. Or Schröder a montré que 
la nourriture n’intervient pas dans la production des teintes de la chenille, mais que 
les radiations diversement colorées sont seules en'cause. En effet, des chenilles nourries 
toutes de la même façon, mais soumises à l’action des rayons lumineux reflétés par des 
papiers diversement colorés, prennent les teintes correspondantes de ces derniers. Chez 
les Phasmes, l’obscurité complète ou les rayons de grande longueur d’onde déterminent, 
non pas l’albinisme, mais un mélanisme prononcé (de Sinéty). 
On a cherché à expliquer ces changements de couleurs par un mécanisme analogue
        

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