Bauhaus-Universität Weimar

INDOL. 
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l’indigo, la solution est dextrogyre (sucre). L’indican ne réduit pas la liqueur de Fehling, 
mais réduit celle de Tollens. Chauffé sur une lame de platine, ou mieux dans un tube à 
essai, l’indican donne des vapeurs pourprées et un sublimé d’indigotine, à condition 
qu’il y ait de l’air : dans une atmosphère de CO2 le phénomène ne se produit pas. 
Traversée par un courant électrique, la solution aqueuse dépose de l’indigotine sur 
l’anode. Chauffée avec HCl et un peu de FeCl3, la solution donne 91 0/0 de l’indigo- 
tine théorique, avec un peu d’indirubine (S. Hoogewerf et H. Ter Meulen, 00). 
Les analyses de S. Hoogewerf et H. Ter Meulen (00) établissaient définitivement que 
la molécule de l’indican C14H17Az06 est constituée simplement par l’union, avec déshydra¬ 
tation, d’une molécule d’indoxyle avec une molécule d’un hexose C6H1206. Cet hexose 
dextrogyre est-il le glucose d? La chose est admise par C. I. v. Lookeren-Campagne et van 
der Yeen (04) et par J.-J. Hazewinkel (00), bien que contestée par M. W. Beijerinck (99), 
pour des raisons d’ailleurs sans valeur. S. Hoogewerf et H. Ter Meulen (00) n’ont pas 
obtenu assez de matière pour faire l’identification définitive, mais celle-ci a été récem¬ 
ment réalisée (A. G. Perkin et Fr. Thomas, 09). 
L’indican n’apparaît dans les plantules d’indigo que lorsqu’elles ont subi l’action de 
la lumière (H. Molisch, 93). On le trouve dans toutes les parties vertes : dans les 
folioles son siège est le mésophylle chlorophyllien ainsi que l’épiderme supérieur : dans 
les cellules vertes, ce sont les grains chlorophylliens qui sont le siège principal de 
l’indican (H. Molisch, 99; M. W. Beijerinck, 00b). 
Par quel mécanisme se produit la transformation de l’indican lors de la macération 
qui donne naissance à l’indigo? On aurait pu croire autrefois qu’il s’agissait d’une 
intervention microbienne : E. Alvarez (87) découvrit en effet, parmi les microbes 
trouvés sur les feuilles d’Indigofera,un bacille encapsulé, le Bacillus indigogenus, qui 
détermine la formation d’indigo quand on l’ensemence dans une décoction stérile 
d’Indigofera. Mais ce n’est là qu’un phénomène adventice. C. I. v. Lookeren-Campagne 
et van der Veen (93, 99), W. P. Bloxam, H. M. Leake et R. S. Finlow (03) admettenl'que 
le dédoublement de l’indican est dû à une enzyme contenue dans la plante, qui diffuse 
dans l’eau de macération où s’accomplit le dédoublement. H. Molisch (93,98), à la suite 
de ses recherches sur les plantes de Java, se range à l’hypothèse de l’enzyme, rejetant 
l’intervention des microrganismes. L. Bréaudat (98a, 98 b, 98 c, 99, 00), travaillant, sur 
Ylsatis alpina, conclut que chez cette plante (et ces conclusions doivent, d’après lui, 
s’appliquer à toutes les plantes indigofères, notamment Isatis tinctoria, Indigofera 
anil, Indigofera tinctoria, les microrganismes ne jouent aucun rôle utile dans la for¬ 
mation de l’indigo, mais que la plante contient deux diastases : une diastase hydro- 
lysante, accomplissant le dédoublement, et une oxydase transformant le produit en 
indigo. Avec ce que nous savons de l’indoxyle, nous remarquerons que cette deuxième 
diastase, oxydase, est absolument superflue, et que la facilité d’oxydation de l’indoxyle 
par agitation à l’air en milieu alcalin (chaux) explique suffisamment la formation de 
l’indigo, sans aucun phénomène enzymatique. 
J.-J. Hazewinkel (00) broyant les feuilles d’Indigofera leptostachya dans un mortier de 
fer avec de l’alcool fort, exprimant l’alcool, et renouvelant plusieurs fois l’épuisement 
alcoolique, puis séchant au soleil, obtient une poudre renfermant l’enzyme très peu 
soluble dans l’eau, mais facilement dans NaCl à 10 p. 100 ou dans la glycérine. Inac¬ 
tive au-dessous de 5°, l’enzyme résiste longtemps au chauffage (1/2 heure à 125°) quand 
elle est sèche; en solution dans NaCl, elle est détruite vers 88°-92°. L’action n’est pas 
arrêtée par 10 p. 100 d’alcool, mais par 25 p. 100 (en volumes); elle est arrêtée par 
10 p. 100 de sulfate de cuivre, 2 1/2 p. 100 de sous-acétate de plomb, 1/4 pour 100 de 
sublimé, 2 gouttes 1/2 de AzH3 (dens. 0,96) pour 100 centimètres cubes, 5 gouttes de 
HCl (dens. 1,13) pour 100 centimètres cubes, ou SO2 au dixième de saturation. L’enzyme 
dédouble rapidement l’indican en donnant un liquide fluorescent d’où les dissolvants 
neutres extraient facilement l’indoxyle, si on travaille dans un courant de GO2 ; si la 
fermentation a lieu dans un courant d’air, il se forme abondamment de l’indigo. J.-J. 
Hazewinkel (00) a donné à la diastase le nom de indimulsine pour rappeler sa ressem¬ 
blance avec l’émulsine, car elle dédouble l’amygdaline. Inversement, l’émulsine dédou¬ 
ble l’indican. Les observations de J.-J. Hazewinkel ont été confirmées indépendamment 
par celles de P. van Romburgh (00).
        

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