Bauhaus-Universität Weimar

INANITION. 
différent de celui de la cellule elle-même, trouvent encore un point d’appui dans les 
travaux de G. G. Brünner et E. A. Do wnaro witsch. 
G. G. Brünner remarque, en effet, que les cellules pancréatiques du lapin, dont l’ina¬ 
nition peut entraîner une perte de poids de 35 p. 100, subissent une diminution de 
10,11 p. 100 pour le diamètre maximum longitudinal, et 13,25 p. 100 pour le diamètre 
maximum transversal. Les diamètres correspondants du noyau diminuent parallèlement 
de 3,09 p. 100, et de 6,90 p. 100. En se basant sur ces différences, il apparaît que les 
noyaux réagissent à l’inanition d’une façon autre que le protoplasma. 
De même, E. A. Downarowitsch a noté des résultats analogues sur des cellules 
de la moelle épinière de lapins privés de toute nourriture et de boisson. Lorsque 
l’inanition provoque une perte de 40 p. 100 du poids total, le volume des noyaux cel¬ 
lulaires diminue, en moyenne, de 25,4 p. 100, et celui des nucléoles de 43,5 p. 100, et 
on note l’absence à peu près complète de modifications structurales du noyau et des 
nucléoles. 
Bien que le système nerveux soit, de tous les tissus, le plus résistant à l’inanition, 
il présente néanmoins quelques altérations histologiques. De même qu’il y a, à ce 
point de vue, une hiérarchie des tissus déjà établie, ainsi les éléments anatomiques 
réagissent différemment à ce processus atrophique, qui ne les atteint pas tous au même 
degré. 
N. S. Lazarew, comparant les cellules du foie et du pancréas, ainsi que les dimen¬ 
sions de leurs noyaux, établit cette inégalité. Il soumet au jeûne absolu des cobayes 
qu’il répartit en trois séries. L’une comprend des cobayes normaux; la deuxième, ceux 
qui ont perdu 21 p. 100 du corps; et la troisième, ceux qui ont perdu 25 p. 100 
environ. Or, en faisant les mensurations du corps et du noyau cellulaire sur les élé¬ 
ments anatomiques du foie et du pancréas, il en ressort une inégalité indiquant que 
les noyaux des cellules hépatiques dans le jeûne absolu diminuent de volume avant les 
noyaux des cellules pancréatiques. Finalement, la perte subie par les cellules hépatiques 
est beaucoup plus forte que celle des cellules du pancréas. 
Lukjanow, pour mieux pénétrer les phénomènes de l’individualité distincte du 
noyau et du corps cellulaire, a procédé à de nombreuses déterminations karyométriques 
dans l’inanition absolue et dans l’inanition incomplète, avec prédominance de telle ou 
telle substance alimentaire. Ses expériences ont été faites sur la souris blanche. 
En comparant sur les cellules hépatiques de ces animaux les moyennes de diamètres 
longitudinaux et transversaux chez les animaux normaux et inanities, on voit que l’ina¬ 
nition absolue, qui aboutit à une perte de poids moyenne de 30 p. 100, provoque une 
diminution de 19,2 p. 100 pour le diamètre longitudinal, et de 16,4 p. 100 pour le dia¬ 
mètre transversal. Prenant ces mesures pour point de repère, et déterminant de cette 
manière les dimensions volumétriques, il a trouvé que le noyau cellulaire de la cellule 
hépatique perd 44,6 p. 100 de son volume initial, par conséquent, plus que Je corps 
entier en poids. Dans l’inanition incomplète, avec prédominance soit de lait, soit d’albu¬ 
mine, soit de peptone, soit de sucre, ces dimensions ne subissent pas toujours la même 
diminution. 
Lukjanow s’appuie sur tous ces résultats pour conclure qu’il y a une inanition cellu¬ 
laire et une inanition du noyau. L’une et l’autre présentent des caractères différents. 
Cette différence répond sans doute à des différences histologiques qui impliqueraient 
l’indépendance vitale du noyau par rapport à la cellule, comme celle de la cellule par 
rapport à l’organe. En dehors des raisons d’ordre morphologique, l’inanition constitue¬ 
rait ainsi un procédé de plus, capable de nous déceler la complexité de l’élément cellu¬ 
laire, et l’autonomie de ses parties constituantes : le protoplasma ou corps cellulaire 
et le noyau. 
A côté de ces phénomènes de destruction cellulaire,.il est intéressant d’opposer la 
question de la régénération cellulaire. Que devient celle-ci pendant l’inanition? 
Cette question abordée par Flemming (Zellsubstanz, Kern und Zelltheilung, 1882, 
p. 270). Bizzozero et Vassale (Archivio per le science mediche., xi, n° xu), Hofmeister 
(.Arck. für exp. Path, und Pharm., xxii, 320), a permis de se rendre compte que, même 
chez un animal mort de faim, on trouvait encore dans les diverses cellules de ses 
organes des figures karyokinétiques. A la suite de ces auteurs, Morpurgo voulut pré-
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.