Bauhaus-Universität Weimar

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GREFFE ANIMALE. 
mettait à nu la couche musculaire. On décalquait tous les deux jours les contours de la 
plaie et l’on notait très exactement l’apparition des taches epidermiques centrales. 
Celles-ci ne pouvaient s’expliquer que par un processus de greffe spontanée... On en 
suivait jour par jour, l’accroissement ultérieur; finalement es îlots cutanés ainsi deve¬ 
lop ’e réunissaient les uns aux autres et aux fiords prolifères de la plaie. Les greffes 
artifidelîes que l’on fait souvent sur ces larges plaies ne sont donc que la copie d un 
processus naturel et spontané de la réparation. Nous en avons pratique, dans le cas 
auquel nous faisions allusion, et ne pouvions les distinguer des greffes artificielles que 
par leur emplacement très différent et par le repère établi sur le décalqué. Ce processus 
de -reffe peut s’observer aussi à la surface des bourgeons charnus, surlace recouveite de 
fibrîne parfois stratifiée, dans laquelle pénètrent des cellules conjonctives et sur laquelle 
se déposent puis s’étendent des greffes épithéliales. » . , .... , 
ClPGreffe’s de tissu conjonctif. - Tandis que le corps vitre et le cordon ombilical, 
greffés sous la peau, ne tardent pas à disparaître, le pénchondre et le périoste sont sus- 
Cepa'ffe ZtllTtmdineulZ C’est à la pratique des chirurgiens que sont dues nos 
connaifsances sur la greffe des tendons. Mais sous le nom de greffe tendmeuse on a 
pnntume de ranger des faits disparates. . .,, , 
Un tendon est coupé; sa suture peut être impossible pour deux raisons ; 1 écarte¬ 
ment de ses deux bouts est trop considérable, ou bien le chirurgien ne trouve que 
“un des bouts du tendon; en pareil cas, la conduite à tenir est indiquée par Missa 
1770) qui après une section de l’extenseur du médius, sutura le bout supérieur au 
tendon ^1 e l’index et le bout inférieur au tendon de l’annula,re. En un mot, Missa pra- 
ÜqoVreu?‘ixerPTè“outt0p“?ipehérique du tendon soit aux lèvres d’une boutonnière 
praüquéè dans le tendon voisin (T,llaux, 1869; Duplay, 1876) soit au tendon voisin 
dédoub é sur une partie de sa longueur. Parfois la greffe par anastomose est impossible. 
La «reffe par Intel position (greffe tendineuse proprement dite, tenoplastie) trouve alors 
son annl cation On a surtout pratiqué jusqu’ici l’auto-greffe et 1 heterogreffe. 
Dans une observation de Czeuny, cet auteur « dédoubla en long le bout périphérique 
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ZZ Lter Mais dans'oe mouvement, la bandelette » délachatont à fait et il fallut 
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avait pratiqué des transplantations musonto-tendinenses qui avaient leussi chez le lapin 
et le poulet .. Assaky et Fabgin ont repris le problème pour les tendons. Ils ont fait la 
greffe tendineuse sur des animaux de même espece (de lapin a lapin de cobaye a 
cobaye) puis sur des animaux d’espèce différente et même très éloignes dans la Serie 
(d’oiseaux à mammifères). Le segment transplanté se soudait aux deux bouts du tendon 
réséqué et faisait corps avec lui... Il fallait appliquer * tZ7n 
mentaux La tentative a été faite dans un cas par Peyrot 1886). Une portion de tendon, 
prie sur un chien, fut interposée entre les bouts du fléchisseur du médius gauche sec- 
ü„ né au niveau ke la première phalange. Il n’y eut pas de suppuration La grelle ne 
fut pas éliminée; et le résultat fonctionnel, encore qu’imparfait, se traduisit pourtant par 
UnVepu1s°queTques annéet’la greffe tendineuse a pris en orthopédie une importance 
que certains auteurs qualifient d’exceptionnelle, et que d’autres déclarent encore in¬ 
justifiée. Je dois à l’obligeance de M. Bassensles renseignements qui suivent. 
J Ce fut Nicoladon, qui émit l’idée (17 déc. 1880) de pratiquer des greffes tendineuses 
dans la cure des difformités paralytiques. Le 18 avril 1881.il régla la technique de celle 
Sodé qu’il considère comme la partie essentielle du traitement orthopédique. 
La „reffe tendineuse n’eut pas d’abord le succès qu'escomptait son auteur : les résul¬ 
tats obtenus „’étaient ni constants, ni durables. Aussi nombre de chirurgiens modifie, 
rent-ils la technique de Nicoladon,, de façon à substituer a un muscle inact, un 
muscle sain ; l’articulation qui n’était plus mise en mouvement par le muscle paralyse, 
se trouvait dotée de ce fait d’un organe moteur, plus ou moins puissant.
        

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