Bauhaus-Universität Weimar

HYPOPHYSE. 
8 H 
l’action physiologique des extraits hypophysaires sont ceux d’OuvER et Schæfer et de 
SCZYMONOWICZ. 
Oliver et A. Schæfer, en 1895, observèrent qu’en injectant du suc d’hypophyse dans 
la circulation, il se produisait une élévation de pression sanguine comparable à celle 
que produit, dans les mêmes conditions, l’injection d’extrait de capsules surrénales 
Ils fabriquaient leurs extraits ou leurs sucs, en faisant macérer des hypophyses 
fraîches dans de l’eau salée. 1 J 
. Ils ne Parlent, dans leur travail, que de l’augmentation de pression; ils ne disent 
rien ni sur les caractères du rythme cardiaque, ni sur l’augmentation d’amplitude des 
battements du cœur. 
Sczymonowicz refaisant, en 1896, la même expérience, trouve que la pression a de la 
tendance a baisser, et que les battements du cœur augmentent de fréquence 
Dans le courant de la même année 1898, Ch. Livon, Howell et de Cyon reprirent 
les memes expériences, et arrivèrent aux résultats suivants. 
Ch. Livon employait, pour faire ses expériences sur le chien, les extraits totaux 
d hypophyses de mouton et de cheval, qu’il préparait en broyant les organes avec de 
1 eau salee a 7 p. 1000, glycérinée à 1 p. 10. Après une macération d’une heure environ, 
la hltration était opérée, avec expression à travers un linge serré. Il note une élévation 
assez rapide de la tension, avec ralentissement du rythme et grande intensité des pul¬ 
sations cardiaques. En suivant les tracés, on peut constater que l’hypertension se mani¬ 
feste presque aussitôt que pénètre le filtratum dans la circulation. 
Cette première hypertension est suivie bientôt d’une légère hypotension, qui fait vite 
place à 1 hypertension caractéristique; mais, dès la première hypertension, le rythme se 
ralentit, et l’amplitude des pulsations augmente. 
Howell emploie des extraits glycérinés, et obtient, chez le chien, une élévation de 
pression et un ralentissement des battements du cœur, dont la puissance est augmentée • 
meme constatation que Ch. Livon. Mais Howell remarque que les extraits actifs ne sont 
tournis que par le lobe postérieur; les extraits faits avec le lobe antérieur sont inactifs 
De même, il observe qu’une première injection confère une sorte d’immunité, puisque 
une seconde injection ne produit plus d’élévation de pression. Mais Ch. Livon n’a pas 
observé la même accoutumance ; elle peut, en effet, se produire, mais ce n’est qu’après 
plusieurs injections. 
Même après la section des pneumogastriques, Howell trouve que le rythme est 
encore un peu ralenti, et que l’amplitude des pulsations est encore augmentée. Pour 
lui, 1 extrait d’hypophyse agit sur le cœur, par son action sur les centres d’inhibition 
cardiaque, et par son action périphérique directe sur la musculature cardiaque même 
ou sur les nerfs intrinsèques du cœur. 
Ch. Livon n’est pas arrivé aux mêmes résultats ; pour lui, après la double vagotomie 
1 extrait pituitaire ne produit plus le ralentissement des battements cardiaques ni 
l’augmentation de l’impulsion; l’hypertension seule subsiste, et l’excitation du nerf 
dépresseur n’empêche nullement l’action de l’extrait hypophysaire. 
De Cyon procède différemment pour préparer les extraits qu’il injecte. D’abord il 
emploie des extraits fabriqués avec des hypophyses préalablement séchées et pulvéri¬ 
sées, ou bien il injecte à des lapins un extrait ayant subi une ébullition prolongée sous 
pression (2 atmosphères]. Aussi dit-il dans une note (Arch, de Phys., 1898, p. 631) : «Les 
extraits se comportent différemment dans leur action, suivant la température à laquelle 
ils ont été préparés, et aussi suivant la manière dont sont traités leurs éléments albu¬ 
minoïdes ». 
Avec cet extrait obtenu par ébullition, il provoque sur le lapin une élévation de 
pression artérielle, en même temps qu’un ralentissement du pouls. 
Pour de Cyon, l’hypophyse produit plusieurs substances actives, l’une probablement 
combinaison organique de phosphore, qu’il appelle hypophysine, agit spécialement sur 
la force et le nombre des battements du cœur; l’autre impressionne, de préférence les 
vaso-constricteurs. 
A partir de cette époque, les travaux publiés sur cette question sont très nombreux 
et d’ailleurs ils ne concordent pas toujours. 
Osborne et Sw. Vincent trouvent dans le suc hypophysaire de veau deux substances :
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.