Bauhaus-Universität Weimar

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H YPNOTISM E. 
qae pour un non sensitif. Il est probable que, chez les poètes et les autres artistes, le 
aux des sensibles dépasse aussi la moyenne. Il doit être au contraire très bas chez 
les criminels de profession. Une étude comparative à ce sujet n’a pas encore été faite. 
Experiences hypnoscopiques. — Ayant mentionné à plusieurs reprises l’hypnoscope 
et ses applications, je dois au lecteur quelques explications à ce sujet. 
C’était en 1880. Bodaszewski, alors assistant de la chaire de physique à l’école 
polytechnique de Lemberg, et moi, nous voulûmes vérifier la prétendue action de l’ai¬ 
mant sur le corps humain. Admise par Mesmer et par d’autres, bien longtemps avant 
ui, elle a ete proclamée ensuite par Andry et Thouret (1779), par Becker (1829) Bul- 
mering (1835), Lime (1846) et Maggiorani (1869), sans parler de Reichenbach (1856) 
dont les recherches sur l’od concernaient également, entre autres, l’influence phy¬ 
sio ogique de l’aimant. Ayant réuni quatre de mes meilleurs sujets hypnotiques (tous 
etudiants de l’Université) et nous plaçant dans de bonnes conditions de contrôle, au labo¬ 
ratoire de l’Ecole polytechnique, nous n’avions pu constater aucune des assertions de 
Reichenbach, concernant les phénomènes lumineux odiques, sauf une acuité visuelle 
plus grande des sujets pour les effluves électriques connus. Quant à l’action physio- 
ogique proprement dite de l’aimant, nous l’essayâmes d’abord sur nous-mêmes sans 
résultat. Nous nous servîmes d’aimants d’une très grande dimension, appartenant à 
la machine magnéto-électrique « Alliance ». En tenant un doigt ou une main entre les 
pôles de ces aimants, nous n’avions constaté que quelques sensations vagues, prove¬ 
nant de la fatigue. A ce moment entra M. B., un de mes élèves à l’Université, facilement 
îypnotisable. Sans lui raconter de quoi il s’agit, je le priai de tenir un doigt à l’endroit 
indique. Quelques minutes après je lui demande : « Sentez-vous quelque chose de parti¬ 
culier.—Rien du tout, »répond-il. Nous voulions déjà conclure que tout est illu¬ 
sion (en raisonnant du particulier au général), lorsque M. B. s’exclama : « C’est drôle 
tout de même, je ne peux plus plier mon doigt! » Et en l’examinant attentivement je 
constatai que non seulement son doigt était presque en contracture, mais encore qu’il 
était tout à fait anesthésié. Alors, voyant qu’il faut rechercher non seulement les sen¬ 
sations, mais aussi les changements objectifs, l’idée m’est venue d’essayer aussi les 
autres jeunes gens hypnotisables. Tous se montrèrent influençables immédiatement à 
des degrés différents et en correspondance avec leur aptitude^ à l’hypnose. Nous deux 
iestam.es réfractaires, aussi bien a l’aimant qu’à l’hypnose. 
, A Partir de ce moment je me suis mis à répéter ces expériences sur une plus vaste 
echelle. Le résultat fut toujours Je même, à quelques exceptions près, exceptions qui 
confirmaient plutôt la règle, car ils dépendaient toujours de l’immixtion d’un facteur 
étranger : [état pathologique du doigt examiné, simulation, sensibilité différente des 
deux cotes, suggestion ou auto¬ 
suggestion. Les personnes, 
immédiatement (dans deux 
minutes) et nettement (avec 
insensibilité surtout) influen¬ 
çables, pouvaient être hypno¬ 
tisées avec une facilité qui 
correspondait au degré de la 
sensibilité empirique à l’ai¬ 
mant: les autres point du tout. 
En même temps, j’étudiai 
la forme la plus convenable à 
donner à l’aimant, et je me suis 
arrêté a celle qui est représen- 
,r d^pnoscope, Mes assenions ont vendes ÄVÄ 
d autres. Mais en général on s est contenté de quelques expériences faites à la hâte, 
t' L h,JPnoscoPe> une nouvelle application de l’aimant. Lum. Electr., 8 nov. 1884. 
toi. de 662Ap.fcpI’rise ™^étlsme animal, étudié sous le nom de force neurique rayonnante, un 
3. Grasset, Note sur l’hypnoscope d’Ochorowicz (Revue de l’hypn., 1« avril 1887. 
Fig. 108.
        

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