Bauhaus-Universität Weimar

GRAPHIQUE (Méthode). 
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que, même dans les cas où la durée des oscillations de la pression sanguine diffère 
beaucoup de la durée des oscillations propres du manomètre, ces dernières ne peuvent 
apparaître qu’exceptionnellement, et seulement pendant la diastole, alors que la paroi 
cardiaque relâchée n’oppose plus qu’une faible résistance. 
C’est ainsi qu’on voit des oscillations propres de mercure pendant l’excitation du 
nerf pneumogastrique. 
Cyon (1876) a déterminé d’une façon empirique la fréquence des oscillations de la 
pression pendant laquelle le manomètre ne présente pas d’oscillations propres. Naturel¬ 
lement la fréquence trouvée ne correspond qu’au manomètre examiné, avec sa masse 
et ses résistances déterminées. 
Pour le manomètre du cœur de la grenouille, examiné par Cyon, une durée de 
0/25 de seconde (par oscillation) suffirait pour qu’il n’y eût pas d’oscillations propres 
dans les périodes d’équilibre. 
Il s’ensuit donc que, pour moins de 120 pulsations par minute, les oscillations d’un 
quart sont dues seulement à la force motrice; au delà, les oscillations du mercure 
sont plus grandes que celles de la pression du sang, et leur forme ne correspond 
plus à la forme des contractions cardiaques. Par une diminution importante de la masse 
en mouvement, par le renforcement des moments de résistance qui maintiennent cette 
masse en équilibre, on peut diminuer d’une façon notable la durée des oscillations 
propres. Au delà de ces frequences ainsi determinees, le manomètre ne peut plus 
donner d’indications ni sur la fréquence ni sur la forme des mouvements du cœur. 
Comme le cœur ne présente que rarement des fréquences très grandes, et comme on 
n’emploie pas le manomètre à l’étude de la forme de la contraction cardiaque, on peut, 
dans les limites de son application, considérer le manomètre à mercure comme un 
appareil très précieux. 
v. Frey (1892) a étudié aussi l’inertie des manomètres à liquides ; il a trouvé que le 
manomètre compensateur de Marey est le meilleur. 
Magnus (1896) fait remarquer que la masse sanguine contenue dans les vaisseaux est 
aussi une masse inerte. 
v. Kries (1878) a fait une étude détaillée sur la détermination de la pression 
moyenne à l’aide du manomètre à mercure. 
II. Manomètres élastiques. — Des recherches comparatives ont été faites avec le ma¬ 
nomètre à mercure et divers types de topographes. 
Fick et Tachau (1864), pour faire cette sorte de recherches, mettaient alternative¬ 
ment en communication avec un tube plein d’eau un manomètre à mercure et un 
manomètre élastique de Fick. Des compressions brusques du tube provoquaient des 
variations de pression de la colonne liquide contenue dans le tube. De ces recherches 
il résulte que le manomètre élastique reproduit mieux les variations de pression que 
le manomètre à mercure. 
En général, dans ce genre de recherches, les variations de pression sont provoquées 
par une pompe dont le piston est commandé par un excentrique. C’est ainsi qu’AN- 
siaux (1893) a étudié le sphygmoscope de Chauveau et Marey. En enregistrant les mou¬ 
vements de la tige du piston et les indications du sphygmoscope, il a vu que cet appa¬ 
reil donne des résultats très satisfaisants. 
Contejean a montré que les causes principales qui interviennent pour fausser les 
indications que peut fournir le sphygmoscope, quand on l’emploie pour enregistrer les 
variations de la pression intra-ventriculaire, sont les suivantes : 1° le frottement du 
liquide dans la sonde, qui retarde la transmission à l’ampoule élastique des variations 
brusques de pression ; 2° la quanLité relativement grande de liquide injecté dans le 
doigt de gant à chaque systole le distend outre mesure par suite de la force vive 
acquise. 
Des défectuosités analogues doivent se retrouver dans le tonographe de v. Frey. 
Il n’est pas impossible, en effet, que les frottements du liquide dans la sonde et de l’air 
dans le tube capillaire de l’appareil occasionnent une déformation des tracés, et 
l’épàisseur de la membrane de caoutchouc fermant le petit tambour inscripteur peut 
aussi contribuer à rendre l’appareil paresseux. En effet, Contejean, en inscrivant la pul- 
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D1CT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME VIII.
        

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