Bauhaus-Universität Weimar

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HÉMORRAGIE. 
cinq heures environ. Après ce temps elle augmente, pour égaler et dépasser la densite 
normale; mais cet excès ne persiste pas. . . 
Sur le chien, les choses se passent de la même manière; la densité, qui diminue 
d’abord légèrement, revient àla normale au bout de trois jours. 
D’après Baumann, cette variation dans la densité du sang ne dépasserait pas 0,01 de 
la valeur normale. 
2. L’alcalinité du sang resté dans les vaisseaux diminue après la saignée. Viola et Jona 
ont mesuré cette alcalinité sur un chien qui avait subi une perte sanguine de 44 p 100 
de son poids. Elle diminue d’abord rapidement, et passe par un minimum dans les deux 
heures qui suivent l’hémorragie, pour remonter ensuite de façon à atteindre la nor¬ 
male après 4 ou 7 heures. . 
D’après les auteurs précités, il faudrait chercher la cause de ces variations de 1 alca¬ 
linité dans l’arrivée du plasma interstitiel, qui, comme nous l’avons vu, afflue dans le 
sang après l’hémorragie, et apporte avec lui diverses substances acides. 
2. Modifications du plasma. — a) Tension osmotique. Les expériences de 
Hamburger, de Limbeck, de Lœper et de Dawson, prouvent que la tension osmotique du 
plasma n’est pas très influencée par l’hémorragie. Hamburger l’a démontré par l’expe- 
rience suivante. Il pratique sur un cheval une saignée, et recueille le premier jet de 
sang, qu’il désigne parla lettre A; il laisse ensuite s’écouler par la blessure deux ou 
trois litres de sang ; il ferme ensuite la plaie, couche le cheval par terre, et le fait 
mourir par hémorragie, en découvrant et en sectionnant l’artère carotide. Il recueille 
le premier jet de sang qui s’échappe de l’artère, et le désigne par la lettre B. Il en 
re cueille enfin un troisième échantillon, qu'il désigne par la lettre C, quand 1 écoule¬ 
ment sanguin arrive à sa fin. 
En déterminant le point de congélation du sérum de ces trois échantillons de sang, 
Hamburger n’a pas trouvé de différence sensible, et voici les résultats qu’il a obtenus, 
dans trois expériences différentes : 
Ire Expérience . 
IIe Expérience . 
111° Expérience . 
A. 
. . 0,550 
B. 
. . 0,549 
C. 
. . 0,552 
A. 
. . 0,591 
B. 
. 0,590 
C. 
. 0,588 
( A- 
. . 0,578 
B. 
. . 0,578 
( C. 
. . 0,579 
Dawson, après avoir pratiqué sur un chien de fortes saignées (de plus de la moitié 
de la masse totale du sang), n’a pas trouvé de changement dans le point de congélation 
du sérum, quatre jours après l’hémorragie. 
Loeper a pratiqué, sur un lapin du poids de 2 100 grammes, cinq saignées succes¬ 
sives, de 15 grammes chacune, à des intervalles de vingt-quatre heures. 
A du sérum a été : 
. 15 grammes. 
0,545 
0,560 
0,555 
0,570 
0,560 
Cette expérience, comme celles de Hamburger et de Dawson, nous montre que la con¬ 
centration moléculaire du plasma ne diminue pas, mais peut au contraire subir^ une 
légère augmentation; remarque faite également par Hamburger. Ce serait du, d apres ce 
dernier, à ce que la lymphe, qui arrive en grande quantité dans le sang peu de temps 
après l’hémorragie, possède une tension osmotique un peu plus elevee que ce e c 
1>la Hussein a aussi remarqué chez le lapin une légère élévation du point de congélation 
du sérum à la suite de pertes sanguinés. , ... .• j,. 
Pour que la tension osmotique du plasma se maintienne, maigre la dilution d
        

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