Bauhaus-Universität Weimar

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HEMOLYSE. 
obtient ce résultat avec n’importe quelle espèce de globules ou n’importe quelle espèce 
de microbes, pourvu qu’ils soient chargés d’anticorps. A défaut d’un élément figuré, on 
peut même employer un élément dissous. Gengou a démontré que, lorsqu’une solution 
d’ovalbumine est précipitée par son antisérum dans un milieu qui contient un complé¬ 
ment, le précipité entraîne le complément tout comme le font un globule ou un microbe 
chargé d’anticorps. ^ . 
Gengou parle d’une sensibilisatrice de l’ovalbumine analogue a la sensibilisatrice cm 
microbe ou de l’hématie. On peut obtenir le même résultat avec les sérums précipitant 
la caséine, le fibrinogène, un autre sérum, etc. 
Or, quand on a voulu mettre en évidence la présence dans un antisérum d un anti- 
complément, on a mélangé des globules chargés d’anticorps avec un sérum frais 
(Complément) et son antisérum chauffé. Si l’hémolyse ne se produisait pas, on disait 
qu’il existait un anticomplément. Moreschi a fait observer que l’antisérum contient ce 
que Gengou appelle les sensibilisatrices des albuminoïdes du sérum frais. Quamd on fait 
le mélange précité, ces sensibilisatrices, en s’unissant aux albuminoïdes du sérum frais, 
fixent, en même temps, le complément par une action indirecte. Ces anticorps des 
albuminoïdes du sérum sont, dans cette expérience, des anti-compléments à la façon 
d’un précipité de caséine et d’anticaséine. 
Dans ces conditions, on pourra observer la déviation du complément chaque fois que, 
dans un liquide, se trouvent en présence un antigène, son anticorps et le complément. 
S’il en est ainsi, on conçoit qu’il devient absolument impossible de savoir s il existe 
des anticompléments vrais, aussi longtemps qu’on ne disposera pas de solutions rigou¬ 
reusement pures de compléments. Cela d’autant plus que la déviation du complément est 
une réaction extrêmement sensible : Moreschi a pu la constater encore dans des milieux 
qui ne contenaient que des traces de l’antigène (1/100 000 de sérum). 
D’après Moreschi, l’entraînement du complément par le complexe antigène-anti¬ 
corps est d’autant plus considérable que le précipité est plus volumineux. D autres 
auteurs ont confirmé ce fait. Mais il ne faudrait pas en conclure qu en 1 absence de pré¬ 
cipité visible, le phénomène ne puisse pas se produire. On a cité de nombreux exemples 
de déviationde complément sans précipitation (Neisser et Sachs, Klein, Wassermann et 
Druck, Friedberger, Liefmann, Muir et Martin, etc.). . 
Isolysines. — Bordet, le premier, s’est demandé s’il y avait moyen d obtenir une 
modification des propriétés du sérum d’un animal, en lui injectant, dans le péritoine, le 
sang d’un individu de la même espèce. Il injecta à des lapins du sang de lapin et 
rechercha si le sérum des animaux traités se comportait vis-à-vis des globules dauties 
lapins d’une façon particulière. Le résultat fut négatif. 
Erhlich et Morgenroth reprirent ces recherches. Seulement, au lieu d injecter à leurs 
animaux d’expérience, qui étaient des chèvres, du sang normal de chèvre, ils soumirent 
ce dernier à un laquage préalable avant de l’administrer par la voie péritonéale. Ils 
font observer à juste titre que les globules d’une espèce ne subissent dans le péritoine 
d’un individu de la même espèce qu’une transformation incomplète et lente, de soite 
crue la réaction organique consécutive à cette administration peut être trop faible pour 
se manifester par des propriétés nettes du sérum. (Hayem a d ailleurs observé (18 ■*) 
« crue le sang injecté dans le péritoine est absorbé en nature et qu’il passe avec ses 
éléments anatomiques dans la circulation générale. ») Cette réaction doit être p us 
vive, si les globules injectés sont préalablement détruits, ce qui doit accélérée notable¬ 
ment la rapidité d’absorption des produits de leur désintégration. 
Cette heureuse prévision fut confirmée par l’expérience, et les auteurs allemam s 
constatèrent l’apparition de propriétés nouvelles très intéressantes dans les humeurs 
des animaux injectés. Le sérum cl’un premier animal traité de cette façon avait 
acquis la propriété d’hémolyser les globules de certains de ses congénères (pas de tous), 
tandis qu’il ne manifesta, en aucun moment, une activité de ce genre à 1 égard de ses 
propres globules ni in vivo (hémoglobinurie) ni in vitro. Il y avait donc eu production 
d’une substance qu’EHRLiCH et Morgenroth appellent isolysine, réservant le nom d auto¬ 
lysine à celle qui dissoudrait les globules de l’animal vacciné lui-même. D autres 
chèvres B C... subirent la même préparation, et leur sérum devint également îsoiy- 
tique. Mais, bien que le sang injecté à B et à C provînt du même animal, leur isolysine
        

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