Bauhaus-Universität Weimar

HÉMOLYSE. 
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Ces diverses expériences montrent plusieurs aspects d’un même phénomène dont 
l'explication a été donnée ci-dessus. Elles nous documentent surtout sur ce qui se passe 
dans les milieux hypotoniques. Dans ces milieux, le stroma se laisse imbiber d’eau et de 
sel d’autant plus que la concentration du sel tombe davantage au-dessous de l’isotonicité. 
Pour ce qui est des solutions hypertoniques, nous savons qu’au delà de 10 p. 100, 
les solutions de chlorure sodique sont hémolytiques. Mais que se produit-il dans la 
marge très spacieuse comprise entre 1 p. 100 et 10 p. 100? Il est probable que l’imper¬ 
méabilité aux sels se maintient dans les milieux légèrement hypertoniques et que ce 
n’est qu’aux concentrations élevées que la membrane se laisse penetrer peu a peu par 
eux. Il y aurait d’ailleurs à distinguer entre les sels des différents métaux. Les concen¬ 
trations élevées des métaux alcalino-terreux sont beaucoup moins bien supportées que 
celles des métaux alcalins. Tandis que la limite inférieure de nocivité (début d’hémolyse) 
est comprise pour le chlorure sodique entre 10 et 15 p. 100 (hématies de lapin, de 
bœuf, de porc), c’est-à-dire aux environs d’une concentration de 2 môles (poids molécu¬ 
laire exprimé en grammes) par litre, elle est située pour les sels de baryum aux envi¬ 
rons de la concentration ^ (hématies de lapin, de bœuf) et elle se place pour ceux de 
calcium entre ^ et M (Nolf) (hématies de chien). Pratiquement, ce sont les conditions 
e xistant dans Tes solutions de chlorure sodique qui seraient les plus intéressantes à 
être connues à notre point de vue. Si 1 imperméabilité aux sels, constatée dans le 
milieu isotonique, se maintenait aux concentrations immédiatement supérieures, on 
pourrait en déduire simplement ce qui se passe au point de vue de l’imbibition des 
stromas par l’eau. 
Entre la phase liquide, qui est une solution saline, et la phase solide, qui est la paroi 
imbibée d’eau, il y a équilibre quand les deux émettent de la vapeur d’eau ayant la 
même tension. On peut en conclure que, dans les limites ou Ici paroi qlobulaire est 
imperméable aux sels, son imbibition par l’eau sera réglée par la pression osmotique de 
la solution saline, c’est-à-dire qu’elle perdra de 1 eau dans les milieux concentrés et en 
absorbera dans les milieux plus dilués. Dans ces limites, le stroma réagira donc aux 
variations du milieu extérieur dans le même sens que le liquide endo-globulaire. 
Cette influence déshydratante sur le stroma des milieux salins à concentration 
immédiatement supérieure au milieu isotonique, sera démontrée indirectement plus loin. 
Pour les milieux salins très concentrés, voisins de ceux qui sont hémolytiques, la 
règle ne tient plus. A ces fortes concentrations, des quantités de sels de plus en plus 
considérables se dissolvent dans la phase solide, le stroma, et leur pénétration s’accom¬ 
pagne nécessairement d’une fixation de plus en plus considérable d’eau. Si l’on pouvait 
mesurer directement le volume du stroma, on trouverait donc très probablement: une 
diminution progressive s’étendant des milieux les plus hypotoniques jusqu’au milieu 
isotonique, s’accentuant encore dans les milieux hypertoniques de moyenne concen¬ 
tration, puis un renversement, un gonflement progressif à mesure que la salinité s exa¬ 
gère, pour aboutir à l’hémolyse dans la solution à 15 p. 100 de chlorure sodique. Dans 
cette seconde partie, le stroma réagit aux variations de concentration du milieu exté¬ 
rieur dans un sens diamétralement opposé à celui du liquide endo-globulaire. 
On peut se rendre compte de la perméabilité des hématies aux concentrations salines 
moyennes de la façon suivante: l’expérience a été faite avec le chlorure sodique. Des 
globules lavés de mammifères (lapin, bœuf, porc) sont introduits dans toute une série 
de solutions de NaCl à concentration régulièrement croissante: 1 p. 100, 2 p. 100, 
3 p. too..... 10 p. 100. On laisse ces émulsions à 37° pendant une demi-heure à une 
heure; on centrifuge pendant peu de temps pour éviter une agglutination trop intime 
qui se produit facilement dans ces milieux hypertoniques; on se débarrasse du liquide 
surnageant, qui est incolore, et on le remplace par une solution de chlorure sodique 
à 1 p. 100; on agite modérément pour mettre les hématies en suspension. Dans ces 
conditions, on observe régulièrement une hémolyse totale des hématies qui ont 
séjourné dans les solutions fortes (à partir de 7 p. 100 de NaCl d’habitude), plus faible 
dans celles qui sortent des solutions à 5 p. 100-6 p. 100), le plus souvent nulle dans les 
solutions de concentration inférieure. La compréhension du phénomène est simple-
        

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