Bauhaus-Universität Weimar

HÉMOLYSE. 
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mier temps d’imbibition, un second temps de dissolution. Le premier est du à la diffu¬ 
sion rapide de l’eau dans la gomme solide, le second est dû à la diffusion de la gomme 
dans l’eau. Le second mouvement est infiniment plus lent que le premier, parce que les 
particules de la gomme dissoute sont infiniment plus grosses que les molécules de l’eau. 
Nous voyons apparaître ici un premier effet perturbant de la grosseur des éléments 
dissous II a été dit plus haut que lorsque les deux phases liquides se séparent dans un 
couple comme eau-phénol, les gouttelettes se réunissent rapidement, et les deux 
phases’ se superposent en établissant entre elles le contact le moins étendu possible. 
Que se passe-t-il quand on refroidit un mélange analogue à celui-là, dans lequel un 
des éléments est un colloïde ? Ce sera le couple eau-gélatine ou eau-gélose. Au-dessus 
d’une certaine température, les substances de ces couples sont miscibles en toutes pro¬ 
portions. Au-dessous de la température de gélification, qui est une température cri¬ 
tique, la séparation s’effectue entre substance solide et substance liquide. A 1 œil nu, 
rien n’apparaît de cette séparation, puisque c’est toute la masse du mélange qui se 
prend en gelée. Mais cette gelée n’est pas homogène. Elle peut être divisée par compres¬ 
sion en une partie solide et une partie liquide. Tant le solide que le liquide contiennent 
de la gélose et de l’eau. Mais la phase solide est une solution solide de peu d’eau dans 
beaucoup de gélose et la phase liquide est une solution liquide de très peu de gélose 
dans beaucoup d’eau (Hardy). 
Au lieu de séparer les deux phases par la compression, on peut, dans certains cas, 
les distinguer l’une de l’autre au microscope. Il faut pour cela que l’indice de refrac¬ 
tion soit suffisamment différent dans les deux phases, pour que leurs surfaces de sepa¬ 
ration apparaissent nettement. 
Ce n’est pas le cas pour le mélange eau-gélose. L’observation microscopique se tait 
au contraire très bien dans le mélange ternaire : eau, alcool, gélatine. Quand on refroidit 
ce mélange sous la température de gélification, on voit apparaître des gouttelettes qui 
représentent l’une des deux phases. Dans les mélanges contenant 13.5 p. 100 de géla¬ 
tine dans l’alcool à 50 p. 100, les choses se présentent comme suit, d’après Hardy. Si le 
refroidissement est lent, les gouttelettes ont environ 3 g de diamètre. S’il est rapide, elles 
sont beaucoup plus fines, à peine visibles au grossissement de 400 diamètres. Ces gout¬ 
telettes, qui sont liquides au moment où elles apparaissent (± 20°), tendent veis la 
consistance solide. Aussi ne se fusionnent-elles pas entre elles, comme les gouttelettes 
de phénol dans l’eau, mais elles s’accolent simplement entre elles et s alignent en fila¬ 
ments qui forment un réseau dont les mailles sont tendues à travers toute 1 étendue de 
la gelée, dont elles sont le squelette. 
Dans les milieux les plus concentrés (36.5 p. 100) la séparation des deux phases sous 
le point critique débute encore parla formation de gouttelettes, qui, cette fois-ci, appai- 
tiennent à la phase liquide. On comprend que la coalescence est encore plus imparfaite 
dans ce milieu extrêmement visqueux. Aussi les gouttelettes de la phase liquide lestent- 
elles privées de tout contact entre elles. Elles sont enchâssées dans la phase solide 
comme dans un gâteau. La structure de la gelée n’est plus réticulaire, mais vacuolaire. 
Cette structure de la gelée a beaucoup d’importance au point de vue de la sépara¬ 
tion de deux phases. Si elle est réticulaire, on exprime facilement la phase liquide 
hors des mailles du réseau ouvert. Si elle est vacuolaire, il faudra employer des pres¬ 
sions considérables pourchasser, par filtration, le liquide des vacuoles qu il occupe. 
On comprend que cette interpénétration des phases, cet éparpillement de 1 une dans 
l’autre compliquent beaucoup l’étude des états d’équilibre entre les deux phases . au 
point de vue pratique, parce que la séparation entre les deux devient tiès difficile à 
réaliser rigoureusement; au point de vue théorique, parce qu’en raison de 1 énorme 
étendue du contact entre elles, des facteurs nouveaux entrent en ligne de compte : capil¬ 
larité, tension superficielle, tension électrique. Sans compter que les équilibres doivent 
s’établir avec une lenteur très grande, par suite de 1 état solide de 1 une des phases. C est 
d’ailleurs cet état solide qui est la cause déterminante directe de cette structuie toute 
spéciale d’un couple. 
On pourrait supposer que l’on éviterait ce gros inconvénient de 1 interpénétration 
des phases, si, au lieu de passer du milieu liquide chaud à la gelée, on mettait simple¬ 
ment à imbiber à froid des morceaux secs de gélatine ou de gélose dans l’eau. Ce serait
        

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