Bauhaus-Universität Weimar

HÉMOGLOBINE. 
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géant poux'' des concentrations faibles (environ 0,1 p.1000 sous une épaisseur de 1 centi 
mètre) entre G etD, adjacente à cette dernière. 
D’après Jaderholm (125), l’addition de quantités croissantes d’alcali a pour effet de 
déplacer la bande vers le violet. Si la concentration augmente, elle s’étend rapidement 
vers la droite et déborde D. Déjà en solution alcaline très diluée, l’extrémité droite du 
spectre est complètement assombrie, de sorte qu’il est impossible de découvrir une 
bande d’absorption limitée (Gamgee). 
En solution alcoolique acidulée, l’hématine possède également une bande très nette 
entre C etD, plus rapprochée de G que de D (650 g.a, d’après Menzies). Elle siège à 
gauche de la bande correspondante de la méthémoglobine acide. La situation est d ail¬ 
leurs variable, suivant l’acide employe pour la dissoudre et la concentiatiou de cet 
acide. Plus il y a d’acide, plus la bande est reportée vers le rouge (Preyer, Jaderholm). 
D’après Nencki et Sieber (97), en solution alcoolique très acide, elle est située au delà de C, 
entre B et C. 11 semble que la présence d’albumine dans les solutions d’hématine puisse 
aussi influencer la situation de cette zone d’absorption. 
Hoppe-Seyler décrit en outre une zone sombre très étendue, se plaçant entre D et F, 
qui se divise en deux bandes, quand la dilution est très grande. L extrémité violette du 
spectre n’est pas obscurcie. 
De plus, d’après Jaderholm, il y aurait une autre bande d’absorption assez faible et 
étroite, s’étendant à la droite de D. Gomme on le voit, le spectre attribué par cet auteur 
à l’hématine acide rappelle beaucoup celui qu’il a décrit pour la méthémoglobine en 
solution acide. En solution alcoolique neutre, l’hématine présente, d’après Arnold, un 
spectre bien caractérisé : une bande faible (576 à 555 jj.|i), et une plus foncée et plus 
large (545548 y y), situées toutes les deux dans le vert et correspondant assez bien aux 
bandes a et ß de l’oxyhémoglobine, reportées un peu vers la droite. La couleur de ces 
solutions est rouge. Si l’on chauffe, le ton devient brun, en meme temps quappaiait 
le spectre de l’hématine alcaline. 
D’après Dhéré (183), les solutions à 1/10000e d’héinatine donnent, sous l’épaisseur 
d’un millimètre, une bande d’absorption dans la portion terminale du violet (1 398 yp.- 
379 p.u.) en solution alcoolique acide; ou dans la portion initiale de l’ultra-violet [X = 
386 jj.jj.-364 jj.jj.) en solution aqueuse alcaline. 
Propriétés chimiques. — Stokes (1864) a le premier observé que, si 1 on traite des 
solutions alcalines d’hématine par le sulfure ammonique ou la solution de Stokes, la 
couleur de la solution devient d’un rouge plus vif, en même temps que s’établit un 
spectre très caractéristique, formé de deux bandes d absorption : la première, ties 
sombre, située à peu près à mi-chemin entre D et E; une seconde, plus claire, remplis¬ 
sant l’espace Eh, débordant même légèrement des deux côtés. Stokes appelait cette 
nouvelle substance hématine réduite. 
Plus tard, Hoppe-Seyler montra que, par l’action de la potasse sur des solutions 
d’hémoglobine réduite, de la chaleur ou de l’alcool à l’abri de 1 air, il y a destruction 
de cette substance, scission entre le noyau chromogène et le noyau protéique. Or le 
noyau colorant ainsi libéré, que Hoppe-Seyler appela hémochromogène, possède abso¬ 
lument le même spectre que l’hématine réduite de Stokes. A i’oxyhémoglobine corres¬ 
pondait donc l’hématine; à l’hémoglobine, l’hémochromogène. Et, de même que l’hémo¬ 
globine agitée à l’air se transforme en oxyhémoglobine, de même l’hémochromogène 
devient dans ces conditions de l’hématine. 
D’après Gamgee (19), une solution d’hémoehomogène agitée à l’air laisse passer les 
rayons violets et ultra-violets, qui sont intégralement absorbés par une solution d’héma¬ 
tine, de sorte que le produit d’oxydation de l’hémochromogène obtenu dans ces condi¬ 
tions ne serait pas identique avec l’hématine provenant du clivage de l’oxyhémoglobine. 
Quant à la transformation de l’hématine en hémochromogène par les agents réduc¬ 
teurs, Hoppe-Seyler déclare qu’elle n’est possible, en solution alcaline faible, qu en 
présence d’impuretés telles que des substances albuminoïdes, de l’acide aspartique, etc. 
Si, au contraire, il existe un excès de soude (Hoppe-Seyler) ou d’ammoniaque (Gamgee) (19), 
la réduction s’opère facilement. Le vide absolu n’enlève pas trace d’oxygène à l’héma- 
tine ; il en est de même des gaz indifférents et de l’oxyde de carbone (Hoppe-Seyler) 
(126); la putréfaction non plus ne l’influence pas sensiblement.
        

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