Bauhaus-Universität Weimar

H ÉMOGLOBIN E. 
363 
comme premier terme, bientôt transformée elle-même en fméthémoglobine. (Voir plus 
loin l’opinion de Hoppe-Seyler.) . . 
Comme on a pu le voir à la nomenclature des différents agents methemoglobmisants, 
à côté des substances réductrices et oxydantes, c’est-à-dire des substances qui peuvent 
prendre part à un déplacement d’oxygène dans un milieu, il en est, tels que les se s 
neutres des métaux alcalins et alcalino-terreux, qui sont absolument prives de tout pou¬ 
voir de ce genre. , , , , , , 
Ces derniers agents méthémoglobinisants ne prennent probablement pas une part 
active au phénomène, mais le favorisent. Cette action catalytique serait comparable, 
d’après Dittrich, à l’influence de sels, tels que les chlorures de zinc, d aluminium, etc., 
sur une foule de combinaisons entre substances organiques. Sans eux, la transforma¬ 
tion en méthémoglobine se ferait encore, mais plus lentement. Henri et Mater (18/; 
ont observé une formation très active de méthémoglobine avec insolubilisation par 
tielle, dans des solutions d’oxy-hémoglobine soumises à l’action du radium. apres 
Bordier, les rayons X seraient incapables d’opérer cette transformation (18 8). 
Chez l’animal vivant, la méthémoglobinhémie sera produite le plus facilement par 
les substances (nitrobenzol,nitroglycérine, acétanilide), qui, tout en penetrant dans es 
hématies, ne les dissolvent pas. Car, si la dissolution des hématies precede la methemo- 
globinisation, le pigment sanguin normal ou transformé ne peut s accumuler dans la 
circulation, d’où il est enlevé au fur et à mesure de sa sortie des globules. 
Quand l’intoxication n’est pas trop considérable et qu’il n’y a pas eu destruction des 
globules, la méthémoglobine disparaît au bout de quelques heures de la circulation 
sans qu’apparaisse le moindre changement dans le nombre des globules. Si empoison¬ 
nement est intense, les globules se dissolvent, même après transfusion a un autre am- 
Masoin (101) a établi que, chez les mammifères, l’administration préventive de sels alca¬ 
lins (carbonate, bicarbonate, acétate) s’oppose dans une certaine mesure a 1 action de 
différents agents méthémoglobinisants (nitrite de sodium, chlorate de potassium, aniline, 
acétanilide). Mais ces alcalins n’ont aucune action curative antitoxique proprement dite, 
c’est-à-dire qu’ils ne peuvent plus influencer la transformation pathologique accomplie. 
On rencontre la méthémoglobine à l’état pathologique dans le contenu de certains 
kystes de l’ovaire, du corps thyroïde, etc. (Hoppe-Seyler) (102).. 
Préparation. — Pour préparer une solution de méthémoglobine, on ajoute habitue - 
lement quelques gouttes d’une solution de ferricyanure de potassium à une dilution 
de sang. On peut également laisser évaporer différentes fois à sec une solution d oxyhe- 
moglobine. L’obtention de cristaux purs de méthémoglobine est facile. 
Elle fut réalisée d’abord par Gamgee (103) qui considérait à ce moment la méthémoglo¬ 
bine comme une combinaison des nitrites avec l’oxyhémoglobine. Hüfner et Otto (10t; 
obtinrent en 1882 de grandes quantités de cristaux de méthémoglobine de porc complè¬ 
tement pure, dont ils établirent ainsi les premiers l’existence comme individualité chi¬ 
mique et les principaux caractères. Pour obtenir des cristaux de méthémoglobine, vox 
Zeynek agit comme suit(lOS) : il prépare d’abord une solution concentrée d oxyhémoglobine 
pure dans de l’eau bouillie, ajoute du ferricyanure de potassium (solution 10 p. 100), 
en quantité suffisante pour que la couleur de la solution devienne complètement brune 
et refroidit à 0°. Il ajoute le quart du volume d’alcool à 90 p. 100, et maintient pendant 
quelques jours dans un milieu réfrigérant. 
D’après von Zeynek, la méthémoglobine du cheval et celle du porc s obtiennen 
très facilement d’après ce procédé; on peut même voir cristalliser des solutions 
méthémoglobine du cheval sans addition d’alcool, tandis qu il lui fut impossible de 
faire cristalliser la méthémoglobine de bœuf. 
Habituellement la méthémoglobine du cheval et celle du porc cristallisent en aiguilles 
fines, exceptionnellement en tables hexagonales. , . . 
D’après Ewald (11) les cristaux de méthémoglobine sont pléochroïques. Certains cris¬ 
taux sont, suivant la position du nicol, tantôt brun foncé, tantôt brun clair, alors que 
d’autres varient du brun foncé à la décoloration presque absolue. Le spectre de ces cris¬ 
taux présente, suivant Ewald, les quatre bandes de Jaderholm; et la dispersion serait un 
peu différente suivant les axes optiques du cristal.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.