Bauhaus-Universität Weimar

HÉMÉRALOPIE. 
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nuée d’intensité. Un ralentissement de cette fonction de 3 à 10 minutes, pour ce qui 
regarde le début, fait apparaître des symptômes nyctamblyopiques très sensibles 
Selon toutes les apparences, la nyctamblyopie consiste dans 1 exagération d un état 
normal physiologique. A l’œil normal aussi, préalablement éclairé, avons-nous dit, 
faut un certain temps pour s’adapter à une faible clarté, temps d autant plus long que 
l’œil a été soumis à un plus fort éclairage. Et jusqu’au moment ou adaptation 
obtenue il est héméralope, il voit de la même façon qu’un œil hemeralope. ^ 
Netter raconte plaisamment comment, lors d’une visite qu’il fit à des hémeralopes 
séjournant pour un but curatif dans un cabinet obscur, et déjà adaptes dans une 
mesure appréciable, au commencement c’était lui l’héméralope. On comprend ainsi 
que généralement les patients ne se plaignent pas dans le crépuscule du matin, qu 
le séjour au grand jour fait reparaître l’héméralopie. , 
Il suffit en effet généralement d’une nuit de séjour dans 1 obscurité poui qu un 
sujet atteint d’héméralopie essentielle atteigne une adaptation normale pour les faibles 
éclairages; la valeur absolue de cette fonction n’est diminuée que dans des cas excessifs 
Il en est autrement de l’héméralopie symptomatique. Ici, la valeur absolue de 
l’adaptation est généralement diminuée très notablement, en même temps que son 
debGetlemTJeiice résulte apparemment de ce que, dans les formes symptomatiques, 
il s’agit d’une lésion plus grave que dans les formes idiopathiques. D aucuns vont jus 
qu'à qualifier ces dernières de « troubles » purement fonctionnels. . 
Heinrichsdorff, Lohmann, Horn et d’autres ont détermine les courbes de 1 adaptation 
dans les cas d’héméralopie, c’est-à-dire ils ont étudié la marche du phénomène moyen¬ 
nant des déterminations (du minimum perceptible) espacées, en operant dans 1 obscurité 
sur un sujet tenu préalablement à une forte clarté. 
Dans la figure 1, l’axe des ordonnées porte les chiffres des augmentations de la sen¬ 
sibilité (inverses des minima perceptibles), jusqu’à 2 000. Sur l’axe des abscisses sont 
portés les temps en minutes. La courbe a représentant la marche de 1 adaptation normale, 
la courbe b est celle d’une héméralopie dite idiopathique peu prononcée. Dans les cas 
intenses, cette courbe est encore moins raide; elle peut aussi (dans les cas extremes) 
ne pas s’élever au niveau normal. La courbe c est celle d une retin,te pigmentaire, et la 
courbe d celle d’une choroïdite disséminée, où l’acuite visuelle était, a peu de chose 
près normale, la fovea n’ayant pas été envahie par un foyer de choroïdite. Les auteurs 
produisent dei tracés où la courbe, après une certaine montée, reste quelque temps 
horizontale, descend même, pour remonter ensuite. 
En cas de rétinite proprement dite ou d’atrophie commençante du nerf optique, non 
accompagnées d’héméralopie, les courbes de l’adaptation aux faibles éclairages peu¬ 
vent être analogues à celle c et d, mais elles sont déplacées à gauche, commencent a 
s’élever plus tôt (après 5-10 minutes). , , , 
Ce qui caractérise surtout la courbe de l’adaptation dans l’héméralopie, c est donc 
l'agrandissement de la période initiale, du temps pendant lequel elle ne se releve 
mière ou pas du tout, période qui, normalement, est de S-8 minutes. Un allongement 
de cette période de 5, et surtout de 10 minutes, occasionne des phénomènes très mai- 
qULa^htomatopsie de l’héméralope est normale à l’éclairage du jour; mais aux faibles 
éclairages elle devient défectueuse, surtout pour le bleu. Le champ pour le louge est 
plus étendu que celui pour le bleu. La sensibilité aux differences d éclairages moyens, 
"•ISÄÄ ainsi caractérisée comme un défaut de l’adaptation rétinienne 
pour les faibles éclairages, il devient très tentant d’y voir, avec Pamnaüd et V. hums, 
un trouble de la fonction des bâtonnets, de l’élément rétinien qui sert a la vision aux 
faibles clartés. Les cônes, c'est-à-dire la rétine qui nous guide dans les clartés plus 
intenses, pourraient fonctionner normalement; au moins les troubles éventuels ne seraient 
pour rien dans la production du phénomène héméralopique. La plupart des auteuis 
vont même plus loin dans cette direction, et précisent que la véritable lesion productrice 
delà nyctamblyopie serait une production insuffisante du rouge ou pourpre retin • 
En faveur de cette théorie parlent une foule de modalités du phenomene. En premier
        

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