Bauhaus-Universität Weimar

HÉMATIES. 
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brand, Hawk ont étudié plus spécialement l’influence de l’exercice musculaire. Leurs 
observations montrent de façon concordante que, déjà après quelques secondes d’exercice 
violent, le sang périphérique présente une hyperglobulie notable, qui peut atteindre 23 
p. 100 (v. Willebrand), 22,5 p. 100 (Hawk). Le mécanisme de ce phénomène n’est pas 
suffisamment éclairci. 
On a observé des hyperglobulies très considérables dans certains états patholo¬ 
giques, dans ceux qui s’accompagnent de pertes de liquides considérables par l’intestin 
(choléra) ou la peau (sudations profuses). 
Chez l’homme, les numérations de globules ne peuvent se faire que dans le sang 
périphérique (obtenu par piqûre de la pulpe du doigt, du lobule de l’oreille). Une 
question préalable se pose à ce sujet : ce sang périphérique possède-t-il le même nombre 
d’hématies que le sang du cœur et des grosses artères, et les variations de ce nombre 
sont-elles parallèles dans tous les segments de l’aire vasculaire? 
Des échantillons de sang des diverses artères d’un même animal, pris à un même 
moment, contiennent le même nombre de globules (Malassez). Au contraire, dans les 
différentes veines existeraient des différences considérables, et, d’une façon générale, le 
sang de la veine est plus riche en globules que celui de l’artère correspondante 
(Malassez). C’est dans les veines superficielles surtout que cette différence se marque, 
en raison de l’évaporation cutanée(?). En augmentant celle-ci, on accentue l’écart. Dans 
une expérience de Malassez, le sang de la veine d’une oreille rasée contenait 
5 700 000 globules par millimètre cube, tandis que le sang de l’autre oreille, non rasée, 
n’en contenait que 5 300 000. Si l’on plaçait dans l’eau l’oreille rasée, au bout d’un quart 
d’heure le rapport était renversé. Le sang de l’oreille normale contenait toujours 
5 300 000 globules, celui de l’oreille rasée 5 000 000. 
En produisant la vaso-dilatation d’un territoire vasculaire sous-cutané (oreille du 
lapin), Tarchanoff a vu le nombre de globules augmenter dans le sang de la veine. 
Ayant comparé la richesse globulaire du sang dans divers districts capillaires de la 
surface du corps, Nonnenmacher trouve un minimum à la pulpe du doigt et au lobule 
de l’oreille, un maximum dans la paroi abdominale. De l’un à l’autre, la différence 
peut comporter 50 p. 100. Le refroidissement local de peu de durée augmente le 
nombre des hématies, réchauffement court fait de même, réchauffement prolongé 
diminue au contraire le nombre des globules rouges dans les territoires qui ont subi ces 
influences. 
Il est probable que la vitesse de la circulation dans les districts capillaires joue un 
rôle décisif à cet égard. Tout ralentissement de la circulation, toute diminution de la 
force vive du sang doivent nécessairement être suivis d’une certaine stagnation des élé¬ 
ments les plus denses, les hématies. Elles se déposent par sédimentation dans les par¬ 
ties de l’appareil vasculaire où la circulation est la plus lente. Aussi ne faut-il pas 
s’étonner que les cliniciens aient signalé souvent de l’hyperglobulie dans le sang péri¬ 
phérique de malades qui présentent de la cyanose (par suite de lésions cardiaques ou 
pulmonaires, d’une compression de la veine cave inférieure, etc.). La plupart des soi- 
disant hypercythémies ne reconnaissent très probablement pas d’autre cause. 
Il est possible que la légère hyperglobulie qui accompagne les mouvements muscu¬ 
laires violents soit due (au moins en partie) à une mise en circulation d’hématies qui 
se sont arrêtées ainsi par sédimentation incomplète en différents districts vasculaires 
(Hawk). 
Pression atmosphérique. — Un facteur dont la signification n’est pas encore nette¬ 
ment élucidée, c’est la pression atmosphérique. 
Ce fut Viault qui le premier attira l’attention des médecins sur ce point intéressant 
de physiologie. Des déterminations faites sur des hommes de différentes races au 
Pérou dans les Andes à une altitude de 4 392 mètres, fixèrent le nombre des globules 
par millimètre cube à 6 770 000-7 960 000. L’auteur, qui à Lima avait un sang conte¬ 
nant 5 000 000 globules, en possédait, quinze jours après, 7 100 000 à cette altitude et 
8 000 000 après huit nouveaux jours. A une altitude de 2 877 mètres (Pic du midi), 
l’augmentation du nombre des globules chez l’homme et le chien fut peu marquée. Au 
contraire, elle fut de 2 000 000 globules par millimètre cube pour des lapins et de 
1 000 000 pour des poules. Des déterminations d’hémoglobine établirent un enrichisse-
        

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