Bauhaus-Universität Weimar

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GRAPHIQUE (Méthode). 
la plaque sur lesquels l'objectif aura renvoyé les rayons lumineux réfléchis par elle. 
Si,au lieu de laisser l’objectif ouvert pendant toute la durée du passage de la boule 
devant le champ obscur, on le ferme et on l’ouvre successivement, au lieu d’un trait 
blanc continu sur la plaque, ou aura des points blancs correspondant à chaque ouver¬ 
ture de l’objectif. L’ensemble des points représente la trajectoire de la boule. La série 
des points de cette trajectoire fournira des renseignements complets sur la marche dans 
l’espace du mobile observé, si les obturations de l’objectif ont été faites à des inter¬ 
valles de temps rigoureusement égaux et si ces intervalles, d’une durée connue, ont été 
assez courts pour que, sans se confondre, les images soient pourtant aussi rapprochées 
que possible sur la plaque sensible. 
L’exemple que nous venons de citer nous montre que, pour obtenir sur plaque fixe 
la Chronophotographie d’un corps quelconque animé d’un mouvement de translation, il 
faut : 
1° Employer un dispositif tel que l’image seule du corps en mouvement soit repro¬ 
duite sur la plaque sensible; 
2° Réaliser des obturations successives de l’objectif, obturations se succédant à des 
intervalles égaux d’une grande brièveté. 
I. Champ obscur.— Quand il s’agit de photographier les mouvements de translation 
d’un objet clair ou brillant, il faut que derrière le mobile le fond soit obscur. Au con¬ 
traire, quaud le mobile est de couleur sombre, il faut que le fond soit blanc. 
Un simple rideau noir, tendu devant le champ de l’objectif, ne suffit généralement 
pas pour constituer le champ obscur sur lequel doit se détacher le mobile blanc ou bril¬ 
lant. Aucune substance n’est absolument noire. Chevreul a montré que le noir ou l’obs¬ 
curité absolue ne pouvait s’obtenir qu’au moyen d’une cavité tapissée de noir et sur les 
parois de laquelle la lumière ne vient pas frapper. Pour obtenir Je champ obscur, 
Marey a installé au Parc des Princes, à la Station Physiologique, une sorte de grand trou 
noir, orienté de telle façon que les rayons du soleil ne peuvent y pénétrer. Devant ce 
champ obscur se trouve une piste de pavés de bois noircis sur laquelle s’avance en 
pleine lumière le sujet soumis à l’observation chronophotographique. 
II. Appareils chronopholographiques de Marey. — 1. L’appareil pour la Chronophoto¬ 
graphie sur plaque fixe (1882) se compose, ainsi que les appareils photographiques 
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Fig. 128. — Appareil chronophotographique de Marey. 
ordinaires, d’un objectif et d’une chambre noire à soufflet renfermée dans le haut d’une 
boîte dont la partie inférieure est occupée par un mécanisme de transmission de mou¬ 
vement agissant au moyen d’engrenages. Ce mécanisme a pour but de mettre en rota¬ 
tion rapide, par une manivelle, un large disque jouant à la fois le rôle de volant et 
d’obturateur. Quand, après plusieurs tours, ce disque fortement lancé à la main par 
l’intermédiaire de la manivelle, a acquis une grande vitesse, réglée par un régulateur, 
la marche du disque reste uniforme pendant toute la durée, d’ailleurs fort courte, de
        

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