Bauhaus-Universität Weimar

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GRAPHIQUE (Méthode). 
DEUXIÈME PARTIE 
Méthode graphique directe. 
Les procédés employés pour obtenir l’enregistrement direct des mouvements consti¬ 
tuent la méthode graphique directe ou autographique. 
Avant d’exposer les procédés spéciaux appliqués à l’enregistrement des phénomènes 
mécaniques, physiques et physiologiques, nous allons décrire les méthodes générales 
grâce auxquelles on peut obtenir l’enregistrement d’un mouvement quelconque. 
I 
MÉTHODE DES EMPREINTES ET DES TRACES 
I. Lorsqu’un animal marche sur un terrain sablonneux ou détrempé, il y laisse les 
empreintes de ses pas. Ces traces peuvent être considérées comme une sorte d’inscrip¬ 
tion naturelle des mouvements. 
Ce mode d’étude des mouvements a été élevé à la dignité d’une méthode, à juste 
raison, car les empreintes peuvent nous apprendre une foule de choses. D’après les 
empreintes on peut reconnaître l’espèce animale, en apprécier le poids et la taille, l’al¬ 
lure avec laquelle l’animal se déplaçait, etc. 
On connaît l’usage que les géologues ont fait des empreintes qui nous ont été trans¬ 
mises à travers les périodes géologiques. 
Dans les écoles vétérinaires, les empreintes servent à l’étude des allures du cheval. 
Bloch (1896) a étudié à l’aide d’empreintes la marche de l’homme. Ses moules en 
plâtre étaient obtenus d’après les empreintes laissées sur une piste de sable fin. 
IL Neugebauer a étudié la marche de l’homme à l’aide du procédé suivant : On frotte 
la plante des pieds du sujet en expérience avec du sesquioxyde de fer pulvérulent; puis, 
plaçant le sujet, au départ, à l’extrémité d’un rouleau de papier de 7 à 8 mètres de long 
sur 50 centimètres de large, étendu sur le sol et divisé en deux dans toute sa longueur 
par un trait, on le fait marcher droit devant lui, jusqu’à l’autre extrémité de la bande. 
Ce procédé a été employé par Gilles de la Tourette dans ses études cliniques et phy¬ 
siologiques de la marche (Thèse de Paris, 1886). 
III. Les pattes d’un animal humectées de liquides diversement colorés, laissent sur 
la surface de déplacement des traces qui donnent des renseignements très intéressants. 
C’est ainsi que Fano a étudié les mouvements des tortues. 
Si au lieu d’humecter de liquides colorants les pattes d’un insecte, on le laisse se 
déplacer sur une surface enduite de noir de fumée, on obtient des traces blanches qui 
montrent les allures de la marche. 
IV. Vierordt a employé le procédé des injections ou des empreintes colorées. 
La marche s’effectuait sur des bandes de papier posées sur le sol; une ligne tracée 
d’avance sur le papier indiquait la direction de la marche. La chaussure contenait, pour 
chaque pied, trois chambres remplies d’un liquide coloré, différent pour le pied gauche 
et le pied droit, et correspondant l’un au talon, les deux autres à la partie antérieure du 
pied. Chaque appui du pied sur le sol laissait sur le papier une triple empreinte. On 
obtenait ainsi la position de chaque pied, la longeur du pas, l’angle que fait chaque pied 
avec la ligne de direction de la marche et l’écartement des pieds. 
Pour étudier les soulèvements et les abaissements des diverses parties du corps, des 
feuilles de papier verticales étaient tendues latéralement le long du champ de marche, 
et des tubes horizontaux placés à différentes hauteurs (calcanéum, trochanter, etc.) injec¬ 
taient sur ces-feuilles des liquides colorés.
        

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