Bauhaus-Universität Weimar

GRAISSES. 
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comprend l’épanouissement complet des réseaux limbiformes que nous avons étudiés aux 
premières phases du développement. Des rameaux artériels et veineux sont logés dans 
les sillons qui séparent les uns des autres les pelotons et englobés dans les éléments 
mêmes de la trame conjonctive. Leurs divisions représentent par leurs anastomoses des 
réseaux capillaires qui enserrent dans leurs mailles un plus ou moins grand nombre de 
vésicules adipeuses. Parfois une seule cellule se trouve enclose dans une véritable cage 
vasculaire. Un pareil ensemble de vais¬ 
seaux et de grains agglomérés a quelque 
ressemblance avec une grappe de raisins 
munie de son pédicule, dans laquelle 
chacun des grains qui la composent possède 
son pédicelle propre. Cette disposition est 
facile à observer sur un fragment de graisse 
prélevé sur.un cadavre injecté, ou encore 
sur un animal dont les vaisseaux sont de¬ 
meurés gorgés de sang. 
On commence à apercevoir le tissu adi¬ 
peux, chez l’homme, à partir du soixante- 
quinzième jour de la vie intra-utérine 
(Ch. Robin). Les premières régions, où il 
se montre, sont le pli de l’aîne, le creux 
de l’aisselle, le fond de l’orbite, la paume 
des mains, la plante des pieds. Peu de 
temps après, on voit se former la boule 
sous-massétérine de Bichat. Le tissu adi¬ 
peux apparaît toujours par petits lobules 
séparés, arrondis ou ovoïdes, ressemblant 
à de petits grains de semoule. Ayant, à ces 
premières phases de son développement, 
une coloration jaune blanchâtre, il possède 
un aspect tremblotant et gélatiniformeque 
Fou peut observer au fond de l’orbite chez 
la plupart des enfants à la naissance. Cette 
apparence gélatiniforme est due à l’état de 
la substance renfermant les cellules adi¬ 
peuses, substance qui est encore au stade 
muqueux de son développement. 
Peu à peu les lobules augmentent de 
volume et aussi de nombre; ils s’associent 
en masses plus ou moins considérables et 
prennent une coloration jaunâtre tout à 
fait caractéristique. Cette coloration, qui 
est celle de la graisse renfermée dans les 
cellules, varie chez les divers animaux et 
aussi dans les diffiérentes régions du corps 
d’un même animal. Dans le cas où la graisse est incolore, la lumière est réfléchie en 
blanc, comme cela s’observe chez le porc (lard) et chez les cétacés, par les amas de 
cellules adipeuses. Si, au contraire, il y a abondance de formations graisseuses d’une 
teinte jaune, comme le sont en particulier l’oléine et la margarine, on voit le tissu adi¬ 
peux prendre une coloration jaune ocre plus ou moins foncée (bœuf, viandes de bou¬ 
cherie). Chez les sujets émaciés ou amaigris, on observe souvent une teinte orangée ou 
rougeâtre; elle est en rapport avec le contenu des vésicules flétries, qui est formé par 
un liquide séreux renfermant des granulations d’un jaune orangé parfois très vif. 
La consistance du tissu adipeux est soumise à certaines variations ; ferme et résistant 
chez les sujets jeunes ou bien portants, il doit ces propriétés à une réplétion absolue 
de ses éléments constitutifs par la graisse. Chez les individus amaigris ou malades, il 
redevient gélatiniforme. 
5o _So» p 
Fig. 38. — Lobule adipeux du mésentère d'un jeune 
chat. — Acide osmique à 1 p. 100 ; essence de té¬ 
rébenthine; fuchsine acide; montage au baume. 
— Injection physiologique par ligature de la veine 
cave inférieure. — Gross. = 96. 
Les contours des cellules adipeuses sont nettement 
visibles, ainsi que leur noyau. 
De l’artériole a, se détachent de plus petites branches 
ai, ces petites branches abandonnent à leur tour 
des capillaires c. Ceux-ci se ramifient et forment 
un réseau dont le pourtour assez nettement arrondi 
indique la limite d’un lobule graisseux l. 
De ce réseau lobulaire partent vt, de petites veinules 
qui viennent s’ouvrir dans la veine v. 
Chaque cellule adipeuse est toujours en contact avec 
un vaisseau sanguin sur une partie quelconque 
de sa surface.
        

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