Bauhaus-Universität Weimar

GOUT. 
603 
purement vasculaire, les travaux de Stich (Loc. cit.) et de Moos (Innervationstörungen 
durch Application der künstlichen Trommelfells. Centralblatt für die Med. Wiss., 1867, 
etc.) tendent à prouver que la plupart des filets nerveux de la corde sont gustatifs. La 
même opinion semble encore confirmée par les cas de Loois Blau (Ein Beitrag zur 
Lehre von Function der Chorda tympani, in Berliner klinische Wochenschrift, 1879) et de 
Mac Bride [Observations on Ear Diseases, in Edimburg Med. Journal, avril 188t). 
Les physiologistes pratiquent la section de la corde du tympan et ne sont pas tou¬ 
jours d’accord sur les résultats observés. Schiff [Loc. cit.) sectionne les glosso-pharyn- 
giens, puis le lingual au-dessus de la corde, et voit que les sensibilités générales et 
douloureuses étaient complètement abolies, tandis que la sensibilité gustative était 
simplement diminuée en avant. Dans une autre série d’expériences, il sectionne les 
deux glosso-pharyngiens et les deux cordes, en respectant le rameau lingual : il remarque 
dans ce cas une diminution de la sensibilité gustative, alors que la sensibilité tactile 
était conservée. 
Concluant dans, le même sens que les expériences de Schiff, Lussana et Inzani [Loc. 
cit., et Sur les nerfs du gcnît, observations et expériences nouvelles. Archives de Physiol., 
1892, 150-168) eurent l’occasion d’observer dans un cas clinique une véritable expé¬ 
rience de section de la corde du tympan réalisée chez l’homme. Il s’agissait d’un sujet 
auquel un charlatan avait sectionné la corde du tympan. Le goût était aboli, dans les 
deux tiers antérieurs de la moitié correspondante de la langue. La sensibilité tactile 
et douloureuse était au contraire bien conservée. Les expériences physiologiques de ces 
auteurs parlent d’ailleurs dans le même sens. Sur un même sujet, ils pratiquent d’un 
côté la section du lingual avant que ce dernier ait reçu son anastomose de la corde du 
tympan ; de l’autre côté, après que ce dernier nerf a reçu son anastomose de la corde. 
Sur un chien, ils pratiquent de la sorte, d’un côté la section du lingual dans la 
région sous-maxillaire (il s’agit ici du lingual mixte), de l’autre la section du linguat 
au-dessus de son anastomose avec la corde (il s’agit du lingual simple) : voici, après le 
choc opératoire passé, les résultats observés. Ils remarquent une abolition de la sensibi¬ 
lité générale des deux côtés et la conservation du goût du côté où la corde n’avait 
pas été comprise dans la section. Mais ils ne se contentent pas de cette expérience, ils 
poussent le détail plus loin et instituent une contre-expérience. Sur un chien, ils pra¬ 
tiquent la section des glosso-pharyngiens et la section des deux cordes,et voici ce qu’ils 
obtiennent; la sensibilité gustative fut complètement perdue. 
La conclusion, qui se dégage de ces différentes expériences, est donc celle-ci : que la 
corde distribuerait des filets propres réellement gustatifs à la partie antérieure de la langue. 
V 
Lussana affirme que le glosso-pharyngien est le nerf du goût pour la partie postérieure 
de la langue', la corde du [tympan pour la partie antérieure. Voici les expériences sur 
lesquelles il se fonde : 
I. « Le nerf lingual préside à la sensibilité générale et gustative de la partie antérieure 
de la langue. » Cas pathologique d’iNZANi, qui, pour une névralgie de la face, sectionna à 
un homme le lingual du côté de la névralgie. Les deux bases de la langue perçoivent les 
saveurs, ainsi que la partie antérieure du côté non opéré. Du côté où a porté la section, 
abolition complète du goût à la partie antérieure de la langue. 
La section des linguaux sur des chiens amène de l’agueusie, à la partie antérieure de 
la langue. 
II. « Le nerf glosso-pharyngien préside au goût dans la partie postérieure de la 
langue. » 
Section des glosso-pharyngiens à leur sortie du crâne. Tout d’abord abolition 
complète du goût. Au bout d’un an, signes manifestes que la chienne percevait les saveurs 
à la partie antérieure de la langue, et que l’agueusie était complète à la partie posté¬ 
rieure. 
III. « La faculté gustative de la partie antérieure de la langue, à laquelle préside le 
nerf lingual, ne dépend pas des fibres propres de la cinquième paire, mais de fibres 
nerveuses d’une origine différente, qui vont se joindre au nerf lingual. »
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.